La fin des FBdH
Raoul diversifiait sans fin ses activités. FBdH devenait une entreprise multinationale et tentaculaire.
Peu porté sur les joies sensuelles, il consacrait son énergie à l’acquisition de biens, usines, complexes, manufactures, centrales, machins, bidules, dans le monde entier. Il confondait le verbe être et le verbe avoir, et il lui en fallait toujours plus pour se sentir exister.
Tourné vers l’est (à l’ouest, plus rien de nouveau), il décida un jour de visiter personnellement un bouzin qui aiguisait sa convoitise en Ukraine.
Marcelle, désoeuvrée car en panne de poils de bonobos, consentit à l’accompagner et l’on embarqua par la même occasion Diane et Polly.
Tout ce petit monde descendit sans encombres de l’avion privé, monta dans une limousine affrétée spécialement pour la circonstance et s’achemina tranquilou vers le site que Raoul se proposait d’annexer.
Arrivé sur place, le petit groupe…
BOUM !
Le 26 avril 1986, à Tchernobyl, disparurent les FBdH.
Fini le feuilleton, faute de combattants, adios les bonobos, les vélos manucurés, les marmules priapiques… Bon débarras !
Le plus drôle, c’est que les héros de cette histoire à la mormoilneu ne revirent jamais le territoire français. Leurs radiations furent refoulées à la frontière !