Le cas Binet
Petite histoire vraie.
Le Docteur Binet plante Madame Binet (toubib elle aussi) et enfants après 25 ans de communauté couettale pour vivre un amour fou contracté au cabinet.
Non, ce n'est pas une dysenterie, mais une visiteuse médicale, jeune, belle et très consciencieuse dans son labeur apparemment, puisqu'elle n'hésite pas à payer de sa personne pour refiler ses médocs.
Docteur Binet divorce et se barre pour cohabiter avec la visitandine. Jusque là, rien d'extraordinaire, c'est la vie, c'est lavement, poil aux dents.
Il est très désagréable avec son ex toutefois, il lui pinaille du flouze et lui laisse entendre fréquemment qu'elle est vieille et moche et que vue la tronche qu'elle se trimballe, elle est définitivement tricarde pour le radada. C'est classe, c'est classique, poil de bique.
A peine installé dans son nid d'amour avec la fille du cabinet (appelons la Moltonelle Pécu, c'est joli et très doux, au son comme aux fesses), Dr Binet se fait bêtement faucher par une caisse en plein Paris.
Tout cassé qu'il est, Binet. Les guitares en morceaux, la hanche en crumble, il remarchera avec des cannes, moins bien avec les siennes.
Et là, Moltonelle Pécu se fâche. C'est quoi ce film pourri ? C'est pas ça qu'on lui avait promis au cabinet ! Elle a sa vie à vivre, merde ! Pas le temps ni l'envie de se coltiner un plâtreux. Ni une ni deux, elle tire la chasse et sa révérence.
Dr Binet est dans la mouise. Il appelle son ex pour la supplier, au nom de leur bonheur défunt, des enfants, du père et du sain d'esprit de l'accueillir à la sortie de l'hosto pour quelques mois, le temps qu'il se remette, après il partira comme un prince, il la laissera tranquille, mais il faut qu'elle l'aide !
Elle l'a fait.
Il est depuis deux mois chez elle, il râle parce que les enfants font trop de bruit, parce que la bouffe ceci et le plumard cela. Elle n'en peut plus.
Je me suis permise de lui signaler qu'elle était championne du monde, niveau poire (mais si ça se trouve, j'aurais fait la même chose).
