Youpi matin
Encore debout aux aurores ce matin. J'ai bien vu que la lumière qui filtrait au travers des volets était pâlichonne, mais plutôt que de faire la crêpe à côté du Monsieur qui en écrasait comme un bienheureux, je me suis dit : "Lève toi et marche !".
Je ne sais rien me refuser. Je me suis levée et j'ai marché jusqu'à la cuisine, ce qui, il faut bien l'avouer, ne saurait rivaliser avec les pérégrinations maoistes de jadis.
Quand on ne dort plus dès potron minet, des idées naissent dans le chou et la position allongée fait qu'elles tournent en rond, se télescopent, s'emmêlent et finissent par faire franchement braire.
On se dit, debout ma vieille, ça va trier tout seul. Les idées nazes font tomber au fond du fait de la gravitation, c'est Newtonien, c'est physique, et avec un peu de chance, tu commenceras ta journée avec quelques pépites lumineuses au sommet du cortex.
Mon cul !
Soit les meilleures sont les plus lourdes et disparaissent illico dans les tréfonds, soit j'étais dans cet état de demi-sommeil où toute pensée est nimbée d'une gracieuse irréalité qui les rend séduisantes alors que ce ne sont que des bouses plus ou moins fraîches.
Qu'importe. Je vais aller à la boulangerie, me prendre un crème à la Bisquine et revenir pour le réveil de la légende West Coast qui paraîtra, l'oeil torve et le cheveu en bataille, avec un Tshirt trop court et les fesses à l'air. Mi petit garçon chiffon, mi homme des bois.
Je lui demanderai doucement (faut toujours parler bas au just awakened) : "Ca va ?", il me répondra pâteusement : "Je sais pas encore...".
J'aime bien les mal réveillés, les mutiques d'avant 9 heures. Inutile de faire la conversation pré-douche de café noir, ça laisse du temps aux idées de se décanter dans le silence et l'odeur de pain grillé.
Je me souviens tout de même avoir eu envie de parler de Solange et du Sieur Chandelin, qui me semblent de belles personnes, mais ce sera pour une prochaine fois.
Faut que j'arrive à hiérarchiser tout ça dans ma tête. Contrairement à ce qu'en pensent certains, la hiérarchie a parfois du bon.

Je ne sais rien me refuser. Je me suis levée et j'ai marché jusqu'à la cuisine, ce qui, il faut bien l'avouer, ne saurait rivaliser avec les pérégrinations maoistes de jadis.
Quand on ne dort plus dès potron minet, des idées naissent dans le chou et la position allongée fait qu'elles tournent en rond, se télescopent, s'emmêlent et finissent par faire franchement braire.On se dit, debout ma vieille, ça va trier tout seul. Les idées nazes font tomber au fond du fait de la gravitation, c'est Newtonien, c'est physique, et avec un peu de chance, tu commenceras ta journée avec quelques pépites lumineuses au sommet du cortex.
Mon cul !Soit les meilleures sont les plus lourdes et disparaissent illico dans les tréfonds, soit j'étais dans cet état de demi-sommeil où toute pensée est nimbée d'une gracieuse irréalité qui les rend séduisantes alors que ce ne sont que des bouses plus ou moins fraîches.
Qu'importe. Je vais aller à la boulangerie, me prendre un crème à la Bisquine et revenir pour le réveil de la légende West Coast qui paraîtra, l'oeil torve et le cheveu en bataille, avec un Tshirt trop court et les fesses à l'air. Mi petit garçon chiffon, mi homme des bois.
Je lui demanderai doucement (faut toujours parler bas au just awakened) : "Ca va ?", il me répondra pâteusement : "Je sais pas encore...".J'aime bien les mal réveillés, les mutiques d'avant 9 heures. Inutile de faire la conversation pré-douche de café noir, ça laisse du temps aux idées de se décanter dans le silence et l'odeur de pain grillé.
Je me souviens tout de même avoir eu envie de parler de Solange et du Sieur Chandelin, qui me semblent de belles personnes, mais ce sera pour une prochaine fois.
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