Aujourd'hui oui, mais demain ?
Aujourd'hui, il fait un rien moins beau. La presqu'île, perso, a décidé de se démarquer du cagnard national.
On quitte la plage pour un trou de rocher sur le Petit Mont. Les rochers nous protègent du vent.
L'homme shoote du volatile, je lis mon bouquin*, fais des mots fléchés**, fume des torpilles à poumons.
Bien-être.
Comme il n'est pas question d'exposer sa poilitude aux mouettes qui planent tout près, j'ai fait l'acquisition ce matin d'un délicieux bikini kaki chez Super U pour la modique somme de 5 euros. Je crains à ce prix qu'il n'ait été fabriqué par des pré-pubères enchaînés dans une usine asiatique sans fenêtres où le 13ème mois n'est même pas garanti. Pas bien. Avec mes lunettes en plastoque à 8 euros de chez la pharmacie, je frise la poule de luxe.
Je tente de ne pas gâcher ma béatitude par des pensées inquiètes et parasitantes. J'oublie que dès la semaine prochaine, il me faudra encaisser un retour de manivelle. C'est bien beau les vacances (mes premières véritables depuis des années), mais il va me falloir faire face à la réalité. Bidouiller cette p... de collection de chapeaux, trouver plus de boulot en studio, développer mon activité de D.A. et aussi réfléchir, sérieusement, à un nouveau champ d'action.
Il est grand temps que je fasse quelque chose de ma peau, dans le genre plus efficace et plus rémunérateur.
J'en ai marre de vivoter, de serrer les fesses à chaque fin de mois.
Je n'ai aucun goût de luxe, je pisse à la raie de Dolce et son pote Gab, je trouve les sacs Vuitton vulgaires, je ne mange pas de caviar bio.
Mais il est temps... je le sens.
Faut que je bande une nouvelle corde à mon arc (qui a déjà des allures de harpe celtique), voire quelques autres.
J'ai toujours fonctionné comme ça, passant d'une activité à l'autre sans jamais rien approfondir.
Je ne m'ennuie jamais, j'aime toutes les cordes de mon arc auxquelles mon banquier rêve de me pendre.
Allons, avec un peu de chance, la chanson que je viens d'écrire pour Duelle sera le tube de l'été prochain, elle s'appelle "Dans ma Ford intérieure"...
Ou alors, le loto ???

* The Beach House, d'une certaine Jane Green, qui commençait en fanfare mais qui se miévrise sur la fin.
** J'ai pris des trop fastoches, je me faiche...
On quitte la plage pour un trou de rocher sur le Petit Mont. Les rochers nous protègent du vent.
L'homme shoote du volatile, je lis mon bouquin*, fais des mots fléchés**, fume des torpilles à poumons.Bien-être.
Comme il n'est pas question d'exposer sa poilitude aux mouettes qui planent tout près, j'ai fait l'acquisition ce matin d'un délicieux bikini kaki chez Super U pour la modique somme de 5 euros. Je crains à ce prix qu'il n'ait été fabriqué par des pré-pubères enchaînés dans une usine asiatique sans fenêtres où le 13ème mois n'est même pas garanti. Pas bien. Avec mes lunettes en plastoque à 8 euros de chez la pharmacie, je frise la poule de luxe.
Je tente de ne pas gâcher ma béatitude par des pensées inquiètes et parasitantes. J'oublie que dès la semaine prochaine, il me faudra encaisser un retour de manivelle. C'est bien beau les vacances (mes premières véritables depuis des années), mais il va me falloir faire face à la réalité. Bidouiller cette p... de collection de chapeaux, trouver plus de boulot en studio, développer mon activité de D.A. et aussi réfléchir, sérieusement, à un nouveau champ d'action.Il est grand temps que je fasse quelque chose de ma peau, dans le genre plus efficace et plus rémunérateur.
J'en ai marre de vivoter, de serrer les fesses à chaque fin de mois.
Je n'ai aucun goût de luxe, je pisse à la raie de Dolce et son pote Gab, je trouve les sacs Vuitton vulgaires, je ne mange pas de caviar bio.
Mais il est temps... je le sens.
Faut que je bande une nouvelle corde à mon arc (qui a déjà des allures de harpe celtique), voire quelques autres.
J'ai toujours fonctionné comme ça, passant d'une activité à l'autre sans jamais rien approfondir.Je ne m'ennuie jamais, j'aime toutes les cordes de mon arc auxquelles mon banquier rêve de me pendre.
Allons, avec un peu de chance, la chanson que je viens d'écrire pour Duelle sera le tube de l'été prochain, elle s'appelle "Dans ma Ford intérieure"...
Ou alors, le loto ???

* The Beach House, d'une certaine Jane Green, qui commençait en fanfare mais qui se miévrise sur la fin.
** J'ai pris des trop fastoches, je me faiche...
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