Le malappris de Diane - Pendant ce temps-là, Raoul FBdH...
Diane, qui décidément était un peu coconne, se prit immédiatement d’affection pour Polly. Elle adorait son accent, sa dégaine, son poireau. Elle la surnomma Hercule.
Polly apprécia moyennement mais ne laissa rien paraître, toute à la mise en branle de sa machination machiavélique.
Elle voulait la peau des FBdH, et Diane allait servir d’explosif.
Heureux d’être débarrassés de leur progéniture sentimentale, les parents avaient une confiance aveugle en Polly et lui laissaient carte blanche.
Ils vaquaient à leurs occupations, sans se douter du coup de Trafalgar que leur préparait la perfide Albion.
Raoul, vaillant capitaine d’industrie, étendait les ramifications de ses multiples activités.
Les salaisons d’Amédée la Marmule ne représentaient plus qu’une infime part de l’empire FBdH.
Dans le cochon, tout est bon, même la peau… et la maroquinerie de luxe était une branche des plus florissantes du groupe, désormais coté en bourse.
Les sacs pur porc FBdH s’arrachaient comme des petits nains dans le monde entier, et surtout en Asie, marché porteur.
Les modèles inspirés de stars hexagonales prestigieuses assuraient à la marque une prospérité ébouriffante.
Le « Danielle Mitterrand » (sac à roses)
Le « Joey Starr » (sac aïe)
Le « Micdevil » (sac seau)
Le « Geneviève de Fontenay » (sac à patates)
Et bien d’autres encore.
Marcelle, débarrassée de ses obligations maternantes, s’adonnait à son occupation favorite et secrète : le macramé en poils de Bonobo.