Un que j'aime bien, un que j'aime plus
J’ai un pote, Dudsou, ou Lulu, qui peste contre mes billets nullards et applaudit trop fort à mes bouffées créatrices.
Comment répondre et dire simplement ?
Si j’étais un blog, je serais http://prisedechou.over-blog.com et pi c’est tout.
Ce truc là, c’est tout moi. Décousu, passant du coq à l’âne, du corps à l’âme. Ca gueule, ça rigole, ça chougne, ça déconne. C’est nullachier souvent, y’a des fulgurances quelquefois.
Je n’ai pas l’ambition de produire une œuvre littéraire, j’en suis bien incapable. Pour preuve, mon abandon intempestif des Boson de Higgs, et plus grave, mon syndrome « page blanche » quand il s’agit d’écrire une pièce pour mon amie Galette.
Je ne suis pas une fille sérieuse. Et plus grave, je ne pense pas avoir envie de le devenir. Je prends plaisir à aligner des mots, n’importe lesquels, et de l’écriture je ne souhaite tirer que du plaisir.
Si j’amuse la galerie en passant, tant mieux. Sinon, tant pis.
S’il faut que je me soumette à une discipline, que je pisse de la copie top tous les jours, que mes deux neurones se battent en duel pour faire couler un sang idéal, j’abandonne !
Je suis une jouisseuse à plume, pas un poète torturé et maudit, une auteure harcelée par un éditeur gourmand.
Parfois ma prose est joyeuse et inspirée, parfois c’est de la daube en barre et j’aurais mieux fait de m’abstenir. Quelle importance ? C’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule, disait l’autre.
Ceci n’est qu’un blog, un tout petit sans ambition, sans importance. J’y passe trop de temps de l’avis de certains de mes amis qui se plaignent d’avoir à le lire pour avoir de mes nouvelles. Savent-ils que ce qu’ils y lisent indique précisément dans quel état j’erre au jour le jour ?
Alors mon Lulu, toi qui écris plus que fort bien, fais pas la gueule et ouvre un blog, je serai ta première super fidèle lectrice number one.
A part ça, Monex vient de nous en sortir encore une bien bonne.
Il a proposé à Premier de venir habiter dans son mini studio du 18ème arrondissement (19m2, sixième sans ascenseur, tout pourri caca) s’il en avait marre de vivre avec Lili et moi. Bon, jusque là tout cool.
Seulement, c’est pas gratos. Il lui demande un petit loyer de 400 € par mois. Y’a pas de petites économies, et si on peut exploiter ses enfants, pourquoi se priver. J’étais atrocement dégoûtée hier soir, je dois le dire, et je me suis tout de même fendue d’un petit SMS.
« Je suis triste d’avoir perdu l’homme que tu étais, mais soulagée de n’avoir plus à fréquenter l’homme que tu es devenu ».
Je pense qu’il ne comprendra pas. Il est ailleurs, il est un autre.