Portraits (avec un morceau de Micdevil dedans)
Aujourd'hui, pas de blabla...
Mademoiselle Annabelle Fouquet, une amie de Lancelot le Divin,
s'essaye à la photographie et je trouve son travail très intéressant.
Surtout les portraits...
Vous pourrez en voir plus ici.
Brighton
Marché Barbès
Série des poilus
J'ai mis au défi l'ami Micdevil d'écrire un billet ici même.
Une petite histoire à partir de l'une de ces photos, peut-être ?
Et bien ça n'a pas traîné !
Il dégaine plus vite que son ombre, l'hombre.
Voici donc le billet de Monsieur Mic Devil,
un billet qui lui ressemble comme une photo réussie, dirais-je...
Photographe et photographié
Ah ! Les photos ! Les portraits ! Un instant de vie figé, fixé, comme pour tenter de rendre immortel l’être de passage.
Concentrer en une image, un regard, un geste pétrifié, l’histoire d’une existence qu’on ne connaîtra jamais.
L’être photographié emporte, au-delà de son image, le mystère insondable de sa fugace éternité.
L’image est alors la résonance du vrai en même temps que l’écran qui nous en interdit l’accès.
A contempler ces trois trognes, j’imagine que la vieille dame, toute parée des effets de sa jeunesse glorieuse et séduisante va rencontrer ce vieil homme au visage ciselé du burin de la vie. Rencontre heureuse puisqu’ils se sont longuement côtoyés, jadis, au temps des amours et des fièvres passionnelles… le reconnaissant, elle s’écriera alors : « Ah ! Mon vieux complice ! » et il lui rétorquera : « Oh ! Mes vieilles couilles aussi… ».
Bon, d’accord, celle-là, elle est un peu usée. Mais je suis un vieux con moi ! Bordel ! Et les vieux cons, ça radote et ne cesse de bassiner les jeunes branleurs de leurs histoires de leur guerre. Toujours les mêmes qu’on connaît par cœur mais qu’on écoute quand même jusqu’au bout avec l’intérêt de la première fois. Parce qu’on a pitié. Et parce qu’on croit que parce qu’on est jeune on est moins con et qu’on le restera...
Comme cette jeune Brighton, dont l’indécence et la négligence se parent d’une feinte innocence et d’un sourire satisfait…
Le photographié, souvent aime être photographié et peut contempler sa photo comme lui-même. Mais le photographe lui, ne peut se voir comme photographe sauf à se déplacer de l’autre côté de l’appareil auquel cas il n’y a plus de photographe et il est bien emmerdé. Alors il contemple l’image du photographié et se l’approprie. Le photographié devient alors une part de lui-même en miroir ou en négatif, comme vous voudrez, mais je ne referai pas le coup des pédalos.