Sein Drome
Changement d'herbage réjouit les veaux, c'est bien connu. Et changement de couchage ?
Depuis vendredi que je suis à l'ouest, je dors en hachis par moitié, je me réveille X fois dans la nuit et me souviens donc parfaitement du rêve frais éclos.
Il en est de drôles, d'inquiétants et de doux. Le dernier en date est original.
Je suis à la tête d'une maison de production et dois réaliser un documentaire sur les pompiers (les hommes du feu, pour les mal-tournés) d'après quelques images d'archives.
Je me colle devant un micro et commente les images qui défilent sur l'écran.
Après quelques interventions fumantes et classiques, et un chat coincé dans un arbre (franchement, j'ai pêché ça dans la légende collective, je n'imagine pas que l'on puisse appeler les pompiers pour un matou perché, m'enfin je me trompe peut-être), ça devient plus spécial.
Le capitaine Norbert est ici confronté à une situation dramatique. La jeune femme que vous voyez ici allongée sur le trottoir souffre d'un syndrôme voisin du syndrôme de Quincke. Ses seins enflent de façon démesurée, si l'on intervient pas tout de suite, elle mourra étouffée par sa propre poitrine.
Sur l'écran, une gonzesse en pull jaune, dont les nibards prennent des proportions éléphantesques, halète, faute d'allaiter.
Le gars Norbert lui arrache sa pelure de serin et les lambeaux de son soutif explosé. Le spectacle est assez ignoble : deux ballons surgonflés dont les mamelons ont pris l'apparence d'embouts de langues de belle-mère.
Le capitaine Norbert connaît les gestes qui sauvent. N'écoutant que son courage, il saisit entre son poing serré l'un des mamelons déformés pour fermer l'issue, et souffle de toutes ses forces dans l'autre pour chassez l'air que la victime exhale maintenant par la bouche. Elle est sauvée !
Je me demande si mon prochain modèle de chapeau ne sera pas en forme d'entonnoir. Faut que je m'adapte à la communauté qui va bientôt m'accueillir.
Depuis vendredi que je suis à l'ouest, je dors en hachis par moitié, je me réveille X fois dans la nuit et me souviens donc parfaitement du rêve frais éclos.
Il en est de drôles, d'inquiétants et de doux. Le dernier en date est original.
Je suis à la tête d'une maison de production et dois réaliser un documentaire sur les pompiers (les hommes du feu, pour les mal-tournés) d'après quelques images d'archives.
Je me colle devant un micro et commente les images qui défilent sur l'écran.Après quelques interventions fumantes et classiques, et un chat coincé dans un arbre (franchement, j'ai pêché ça dans la légende collective, je n'imagine pas que l'on puisse appeler les pompiers pour un matou perché, m'enfin je me trompe peut-être), ça devient plus spécial.
Le capitaine Norbert est ici confronté à une situation dramatique. La jeune femme que vous voyez ici allongée sur le trottoir souffre d'un syndrôme voisin du syndrôme de Quincke. Ses seins enflent de façon démesurée, si l'on intervient pas tout de suite, elle mourra étouffée par sa propre poitrine.Sur l'écran, une gonzesse en pull jaune, dont les nibards prennent des proportions éléphantesques, halète, faute d'allaiter.
Le gars Norbert lui arrache sa pelure de serin et les lambeaux de son soutif explosé. Le spectacle est assez ignoble : deux ballons surgonflés dont les mamelons ont pris l'apparence d'embouts de langues de belle-mère.
Le capitaine Norbert connaît les gestes qui sauvent. N'écoutant que son courage, il saisit entre son poing serré l'un des mamelons déformés pour fermer l'issue, et souffle de toutes ses forces dans l'autre pour chassez l'air que la victime exhale maintenant par la bouche. Elle est sauvée !
Je me demande si mon prochain modèle de chapeau ne sera pas en forme d'entonnoir. Faut que je m'adapte à la communauté qui va bientôt m'accueillir.
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