Il faut tuer le coiffeur de Kristin Scott Thomas !
Une journée un peu mieux que les précédentes, ce mercredi.
J'ai causé dans le poste brièvement ce matin chez Phil et G. Boku, fidèle lecteur discret de ce blog à la gomme. J'ai la voix dans les chaussettes en ce moment, je me demande s'il ne va pas falloir que je me remette au chant. Oui, tiens, je vais me remettre au chant.
Ensuite, déjeuner comme j'aime avec l'une de mes témouines (une VQAPB - Vieille qu'aime pas le blog). On a beaucoup parlé et pas mal rigolé chez notre jap fétiche de la rue des Martyrs, avant de partir à la chasse au rideau dans le marché St Pierre. Nous avons parmi les tissus échangé des réflexions d'une fulgurante intelligence.
Je lui signalai que devant un objet, une image, un tissu, un truc... j'étais parfois plongée dans des abîmes de doute esthétique. C'est beau, ou c'est à chier contre ? C'est novateur et frais, ou franchement ringard ? Impossible de me déterminer. Je fus bien rassurée en constatant que nous sommes au moins deux sur le coup. Elle eut alors, divine génitrice de l'expression "dans ma Ford intérieure", le mot qui résume à merveille nos angoisses : "Des fois, j'ai l'impression d'être une merde gustative !". Ca nous a fait l'aprem !
Après avoir écumé Moline, Dreyfus (qui a une terrasse de ouf au 5ème étage de son magasin, avec plantes exotiques et vue incroyable sur le Sacré Coeur),
Sacrés Coupons, La Folie des Coupons, Le Gentleman des Tissus et j'en passe, nous entrâmes (putain le passé simple, c'est lourd, mais j'ai pas envie de tout recorriger pour remettre au présent, tellement plus vivant, plus hype, plus passé, plus simple) chez Reine. Et là...
Suspens insoutenable, non ?
The Tissu for the Curtains of My Friend the Merde Gustative ! Un lin turquoise, mais turquoise foncé, une belle beauté de sa mère à 9,90 euros le mètre ! Aucun doute merdo-gustatif sur ce coup-là. Une évidence, une certitude.
Là, c'est pour donner une idée de la couleur, à l'extrême gauche
Maaaaiiiis ! Hélas, enfer et damnation, pas assez de métrage pour une paire de rideaux (tu m'étonnes John, une telle splendeur pour un prix si plébéien, toutes les hyènes du coin se sont jetées sur l'affaire !).
Du coup, profitant honteusement de la situation, j'ai fait l'acquisition pour moi-même personnellement de la TOTALITE du métrage disponible, et je vais pondre des chapeaux qui iront merveilleusement aux yeux bleus, aux yeux verts et même aux autres.
Au propos des chapeaux, je signale que dès la rentrée, Madame D (c'est moi avec mon nouveau blaze) va lancer une boutique on line pour vendre sa production. Faut arrêter de pagayer dans la semoule et devenir moderne, un peu !
Après je suis allée voir Haïku, mais tout ceci devient longuet, surtout pour une meuf qui n'avait rien à dire ce soir.
Alors juste pour conclure sur une note un peu différente. J'ai acheté Libé, très ouverture du Festival de Connes ce jour.
Une intervention de Rithy Panh, cinéaste, qui cite un poème.
Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passe
Il a des binocles, un vieux costume gris
Il fume un petit ninas, il est assis
Et il vous appelle quand on passe
Ou simplement il vous fait signe
Il ne faut pas le regarder
Il ne faut pas l'écouter
Il faut passer
Faire comme si on ne l'entendait pas
Il faut passer et presser le pas.
(Le désespoir est assis sur un banc - Jacques Prévert)
Et puis j'ai regardé l'ouverture du festival, très élégamment présentée par KST, que toutes les filles de mon âge trouvent top moumoute (sauf ce soir, voir titre), par contre, j'ai l'impression de les mecs la trouvent moyenne. A mon avis, ils ont tort, et pi c'est tout.
Voilà les news, et puis demain, je pars... and Pop goes my heart (je ne m'en lasse pas !)