Frédérik
Petit choc tout à l'heure sur la ligne 9.
Saint-Lazare - Exelmans, on a largement le temps de conforter son opinion sur les affaires en cours en lisant Marianne. J'ai tout compris, Liliane est une sainte femme, Woerth est innocent comme l'enfant nouveau né, la presse est composée de hyènes lubriques à la botte du fascisme d'extrême-gauche, Nicolas 1er est vierge de toute responsabilité dans l'incroyable et hénaurme affaire de Karachi (si ça pète comme ça doit péter, ça va faire mal), etc...
Confortée dans mon envie de prendre ma carte UMP, je poursuis la lecture du magazine et tombe en arrêt, mode chien de chasse, page 91. La photo ne me dit rien, mais le nom est suffisamment particulier pour éveiller mon attention.
Flash back immédiat à l'année de mes 16 ans. Lui en avait 20, nous étions en terminale, on se regardait avec un brûlant appétit, j'étais amoureuse comme on l'est à cet âge, mais j'ai refusé de sortir avec lui parce qu'il était de droite ! Et oui, je n'ai pas toujours été une fille facile, surtout pour les mecs du côté obscur de la force, à tribord du Modem, c'est même pas la peine d'essayer.
Il a du commencer à bosser tard, parce que ce n'était pas une flèche en terminale. Il avait déjà 20 ans et je le mouchais régulièrement lors de joutes oratoires dont il sortait humilié et furax. Il est avocat et très connu aujourd'hui !
Il est beaucoup moins sexy qu'à l'époque, mais moi aussi, sans aucun doute !