Didier
Alors je ne sais si vous avez remarqué, mais cet été, je fais dans le feuilleton sentimental (souvent sordide, il est vrai, mais bon...) et tout est vrai de vrai, je n'invente rien.
Je vais continuer avec Martine, qui en a vécu une bien bonne il y a une cinquaine d'années.
Martine est à l'époque dans une situation financière précaire. Juste 60 ans, dans le genre RSA parce que pas encore à la retraite (maigre, la retraite), et impossible de trouver du taf parce que lorsque tu as 60 ans, tu es un peu mort(e) pour te faire embaucher anywhere.
Elle loue une petite maison de pêcheur, très petite, dans un bourg de la presqu'île, a juste de quoi subsister et payer l'essence de sa bagnole. J'ai découvert, moi la parigote, qu'ici, si tu n'as pas de bagnole, tu clamses.
Un soir, chez des amis, elle rencontre Didier.
La soixantaine aussi, mais cossue, mafflue, argentée.
Il est drôle, spirituel, amical. Pas super sexy, mais mettable, quoi.
Il drague Martine, qui, je ne vous l'ai pas décrite, est une petite brindille androgyne aux grands yeux tout bleus, un genre de Twiggy qui aurait bien vieilli. Pas de seins (mais du coup ça tombe bien, ça tombe pas !), une petite paire de miches de jeune garçon, pas un pet' de gras, et un cerveau dans la tête avec de la culture dedans.
Elle ne tombe pas follement amoureuse, mais elle se dit "Pourquoi pas, on va essayer pour voir..."