Billet de pouffe
Ce matin, dès potron minet, j'ai remué mon maigre fessier jusqu'à la rue Froissart où se déroulait une vente hyper privée Marithé et François Girbaud.
Ma copine Haïku m'a rejointe, les yeux en capote de fiacre, assortis à mes paupières Madrange. La parisienne n'est pas matinale.
Ils nous ont piqué notre sac à l'entrée, nos manteaux, tout, de peur sans doute qu'on ne fauche dans les rayons... ils n'auraient pas du se donner cette peine, tout était tarte, et surtout hors de prix malgré les rabais dantesques (50 à 70 %).
Youpi la petite robe pourrave à 200 euros, le jean fachonista à 150, le tee shirt effiloché à 85, j'en passe et des pires. Bon, chacun son truc, chacune son style, des goûts et des couleuvres, chacun voit midi à Didier Porte et tutti chianti.
Moi, je suis très fan de Lilith. C'est la peau des nouilles aussi, mais j'adore et il y a un stock dans le 18ème qui liquide les collections de l'an dernier à 50% et plus encore pendant les soldes.
J'écris, j'écris et je me dis que je suis en train de pondre un joyeux billet de pouffiasse, 100 % pure nénette écervelée. Ben oui, je revendique aussi, de temps en temps, une féminité légère et une superficialité parisienne de mauvais aloi.
On ne peut pas être culturelle et engagée en permanence, tout de même ! Les coussins de plage, les nains de jardin, c'est de l'ardu, faut se détendre de temps en temps ;o)
Demain, je procéderai à un décryptage de "La Critique de la Raison Pure", ou plutôt je vous dirai tout le bien que je pense de "L'histoire de Bone", un roman américain sur les petits blancs miséreux qui m'a chavirée. Je l'avais dans mon bordel bibliothécaire depuis quelques années et je tournais autour sans vouloir m'y plonger. C'est magnifique et déchirant.
Alors, heureux ?