Ah... le Sagittaire molossol !
Dans quoi me suis-je lancée, madoué ! Heureusement qu'il n'y a que 12 signes. Et ne comptez pas sur moi pour vous décrire les beautés et misères sexuelles des signes chinois, je m'arrêterai là. Car comment copulent cochons, chèvres, rats et autres animaux extrême-orientaux, je m'en tamponne ferme le coquillard.
Toujours adapté de Fluide Glamour (un canard - occidental, lui - dont vous pouvez vous dispenser sans problème, c'est de la daube en barre), étudions aujourd'hui la vie fascinante du...
Sagittaire (23 novembre - 21 décembre).
Les Sagittaire sont de grands amoureux, quelle que soit leur taille. Un peu trop peut-être. Purs dans leur coeur comme dans leur slip, ils refusent le sexe avant le mariage et le bisou avant le cunni.
Romantique comme un lévrier afghan échevelé qui court à l'aurore sur la dune du Pila, le Sagittaire est très à cheval sur le decorum. Faire l'amour certes, mais sur un lit de pétales de roses devant un feu de cheminée parfumé au gingembre, au son du dernier opus de Michael Bublé, voire pour les très grandes occasions de droite, sur "Mille colombes" de Mireille M.
Pendant le sexe, il vous dira "je t'aime", parfois "on pourrait ouvrir un compte joint", voire carrément "tu ressens la caresse émotionnelle incroyable générée par nos émotions, on devrait faire un bébé, et ensuite, un autre bébé".
Autant dire que le Sagittaire n'est pas le premier choix si vous souhaitez juste vous dégourdir l'entre-deux rapido sans conséquence massive.
Phrase fétiche : "A la place d'un orgasme, on pourrait se tenir la main et se regarder dans le fond des yeux en se promettant des trucs de ouf, tu vois."
Bon je cède à la pression...
En préambule, notons que la Scorpionne est lourdingue ! Mesdames Kiki et Radis du Terroir m'acculent (je sais, ça pourrait être pire), m'agressent, braillent et gesticulent pour que je m'occupe de leur cas.
Le Scorpion breton, par contre, se fait tout discret et essaye de se faire oublier, inquiet sans doute des billevesées délirantes que je vais pondre sur son compte.
Et il y a fort à dire sur ce signe sulfureux à queue létale. Un genre de bestiole qui s'auto-empoisonne chaque fois qu'il se fait la raie au milieu, c'est pas banal.
D'aucuns donnent du Scorpion une image inquiétante. Il serait pervers, noir, maléfique, ruminerait en permanence de sombres machinations destinées à assurer son hégémonie sexuelle sur son ou sa ou ses ou tes partenaires.
C'est parfaitement exact !
Toutefois, le Scorpion, une fois sa proie à merci, se plie en 4 pour la satisfaire. Toutes les 5 secondes, il s'enquiert de votre bien-être et du bon déroulement des opérations : la vitesse convient ? L'intensité vous agrée ? Une petite pause, peut-être ? Thé ? Café ? Un ou deux sucres ? Un nuage de crème ? Un sandwich au pastrami avec cornichons molossol, c'est ma mère qui les a mis en saumure ?
Ca peut être lassant, surtout si on n'aime pas les molossol.
Bref, faire l'amour avec un Scorpion, c'est comme coucher avec la progéniture improbable de Maïté et du petit père des peuples. Mais comme on jouit, on aurait tort de se plaindre
Phrase fétiche : Y'a un peu plus, je vous le mets ?