La peau de banane - 4
- Ca se voit tant que ça ?
Ca.
Le vide affectif et sexuel dans lequel je m'enferme de plus en plus.Les soirées solitaires devant la télé, l'ordinateur, ou mes larmes dans le miroir à constater l'étendue du désastre. Les enfants qui téléphonent moins souvent. Les amis qui se lassent de me voir "pas très en forme en ce moment". Le corps habitué à ne plus servir au plaisir et qui oublie petit à petit les délicieuses tortures du désir. Le travail comme planche de salut, une planche pourrie. Le renoncement à espérer encore un peu d'amour. Les années qui filent, mornes, et font de moi cette femme transparente sur laquelle glissent les regards...
Il aquiesce avec un petit sourire très doux.
Petit sursaut d'orgueil :
- Et vous êtes le bon samaritain des vieillissantes dans la détresse, bien sûr ! Vous leur glissez des peaux de banane pour qu'elle se rétament le portrait et vous les emmenez chez vous pour les consoler. Et ça marche ? Faites gaffe quand même, le col du fémur se fragilise et l'ostéoporose rend les os friables... vous pourriez avoir des accidents regrettables sur la conscience ! Ne tapez pas trop en haut de la pyramide des âges, ou vous allez casser de la momie.
Il sourit à nouveau, gentiment.
- Excusez-moi, mais je vais décliner votre offre généreuse. Je vais rentrer sagement chez moi et je vais me faire cuire un oeuf, ou deux, ou trois, tiens ! Bonsoir.
Avant de s'éloigner, il pose doucement sa grande main chaude et un peu rêche sur mon épaule et, dans un dernier sourire :
- On s'est déjà croisés ici. On se reverra peut-être. Pensez-y !
Depuis, j'y pense.
A vous l'antenne. A vous la peau de banane !
Ca.
Le vide affectif et sexuel dans lequel je m'enferme de plus en plus.Les soirées solitaires devant la télé, l'ordinateur, ou mes larmes dans le miroir à constater l'étendue du désastre. Les enfants qui téléphonent moins souvent. Les amis qui se lassent de me voir "pas très en forme en ce moment". Le corps habitué à ne plus servir au plaisir et qui oublie petit à petit les délicieuses tortures du désir. Le travail comme planche de salut, une planche pourrie. Le renoncement à espérer encore un peu d'amour. Les années qui filent, mornes, et font de moi cette femme transparente sur laquelle glissent les regards...
Il aquiesce avec un petit sourire très doux.
Petit sursaut d'orgueil :
- Et vous êtes le bon samaritain des vieillissantes dans la détresse, bien sûr ! Vous leur glissez des peaux de banane pour qu'elle se rétament le portrait et vous les emmenez chez vous pour les consoler. Et ça marche ? Faites gaffe quand même, le col du fémur se fragilise et l'ostéoporose rend les os friables... vous pourriez avoir des accidents regrettables sur la conscience ! Ne tapez pas trop en haut de la pyramide des âges, ou vous allez casser de la momie.
Il sourit à nouveau, gentiment.
- Excusez-moi, mais je vais décliner votre offre généreuse. Je vais rentrer sagement chez moi et je vais me faire cuire un oeuf, ou deux, ou trois, tiens ! Bonsoir.
Avant de s'éloigner, il pose doucement sa grande main chaude et un peu rêche sur mon épaule et, dans un dernier sourire :
- On s'est déjà croisés ici. On se reverra peut-être. Pensez-y !
Depuis, j'y pense.
***
Voilà, c'est fini. Je ne savais pas où j'allais en commençant, l'affaire aurait pu tourner différemment. Comme je suis curieuse et que l'exercice m'intéresse, je demanderais volontiers à ceux que ça amuse de prendre le début de l'histoire jusqu'ici et de développer selon leur envie ensuite. Qui s'y colle ? Dudsou ? Amba Till ? Zoizo ? Chandelin ? Micdevil ? Blanche ? Qui d'autre ?A vous l'antenne. A vous la peau de banane !
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