Thérèse Ponsable du Matos
C'est la première fois que je « fréquente » un homme pour qui la musique n'a guère d'importance.
Ca change des précédents. Bon, y'en a pas eu des masses non plus, mais les deux principaux étaient (et sont toujours, je l'espère pour eux) ingénieurs du son.
L'ingénieur du son présente des avantages. Le principal étant qu'il vous écoute attentivement quand vous lui causez, il est payé pour.
L'inconvénient majeur est que vous n'entravez que pouic quand lui vous parle de son beau métier et se lance dans l'inventaire fébrile et béat du matos indispensable à l'exercice de sa profession.
Les conversations entre ingés son (j'ai beaucoup donné), peuvent rapidement tourner au soporifique pour le non initié.
C'est dingue cet amour atavique du mâle pour le saint matos. Cette folle excitation qui s'empare de lui devant le moindre bidule à ressort.
Ca vient de l'éducation ? Des jouets offerts dans l'enfance ? Ou c'est dans les gènes ? Les filles dingues de fringues, c'est la faute à Barbie ? Vaste sujet...
Bref, j'entendrai moins parler de compresseurs, hauts parleurs et micros divers, Monsieur Kudelski reviendra moins souvent dans la conversation.
Je commence à subodorer toutefois chez mon fiancé une addiction au matos... de bricolage.
Il m'a avoué « bander » au sous-sol du BHV, entre les chignoles à manivelles et les ponceuses vibrantes. Ca promet !