Après la chambre 814... la suite !
Je rappelle l’affaire.
En janvier, ma fille Lili, étudiante à la fac de Nanterre, section LLCE, se voit proposer un devoir de français à la maison.
Ecrire une nouvelle fantastique.
Fantastique !
On en cause beaucoup, elle et moi. Elle me parle du truc, on part toutes les deux dans des hypothèses, des scenarii, des délires, on prend des notes, on divague, on s’amuse, on élabore.
Ca se passera dans un hôtel (on pense à Shining), il y aura une chambre maudite avec salle de bain létale, une héroïne malheureuse, elle s’appellera Magali. La fin sera tordue. On est très dans l’histoire, toutes les deux. On en parle au petit dèj, on extrapole, on rigole.
Sur ces entrefesses, je prends le train pour Vannes. 3 heures à tuer. Je me mets à écrire avec mon 2b sur mon cahier à spirales.
Ca donne ça, « La chambre 814 ».
De retour à Paris, je montre ma prose à Lili, lui dit qu’elle peut peut-être partir de là pour en faire sa chose. Mais elle ne voit rien à changer et rend le devoir tel quel.
Pas bien ! Vilaine fille ! Bouououh !
Bon, en même temps, pas de quoi en faire une jaunisse !
Je pense : elle se fait choper, elle se tape une bulle. Sinon, combien je vais avoir pour ma rédac, je suis curieuse.
Mais non, que nenni, c’est gravissime !
Lettre recommandée ce matin.
Lili est convoquée devant une Section Disciplinaire par la Présidente de l’Université.
Faits reprochés : PROPOS DIFFAMATOIRES SUR INTERNET.
???
Elle pourra prendre connaissance du dossier d’instruction le 27 avril et se faire assister d’un conseil lors de l’audience !
Instruction, conseil, saisine, section disciplinaire, diffamation…
On est où, là ?
On a un peu merdé, d’accord, mais c’était juste pour savoir combien j’aurais, comme note !
Je fais quoi, maintenant ? Je me sens dépassée par ce non-évènement !