Je préfère manger à la cantine...
Le Diable des Lombards, avec mon pote Jendive, c’est du style :
- T’es libre demain aprèm ?
- Yep !
- On boit une binouze ?
- Banco !
- On se voit où ?
- Bah, je sais pas… à la cantine ?
- OK !
Et hop, rue des Lombards.
C’est dans cet endroit de perdition, style bar américain, que je donnais rendez-vous dans ma période Meetic. Bonjour le défilé de Raouls.
Je me rends compte aujourd’hui que j’ai été super active, je ne saurais dire le nombre de gus que j’ai rencontrés en quelques mois. Bien évidemment, 98 % n’ont pas dépassé le stade du premier rencard.
J’étais devenue complice avec la serveuse, petite nana très aimable et rigolarde, qui se marrait de la tête de certaines de mes « conquêtes ».
Elle est toujours là. Je suis retournée au Diable avec Mac le mois dernier. Son sourire était éloquent et approbateur, même si mon fiancé a déconné dès notre arrivée en balançant d’un geste auguste son écharpe par dessus une banquette et qu’il a fallu la récupérer avec un porte-manteau bidouillé en canne à pêche. Tout le personnel était sur le coup. Pfff…
Tout ceci pour dire que le Diable vient d’engager un nouveau serveur pour le vendredi soir et le brunch du dimanche (très couru !).
Le patron a demandé s’il était allergique aux gays, qui constituent une forte majorité de la clientèle. Il a dit non. Il a commencé hier soir.
Lancelot le Divin travaille à la cantine !
Heu… gare à tes fesses, tout de même, fiston…
- Où est-ce que tu es né ?
- A Tours...
- Ah bon ! Moi aussi !! Et dans quelle maternité ?
- Celle du Beffroi...
- Moi aussi ! Et quel jour ?
- Le 5 octobre 1975...
- Oh ! Moi aussi ! On est pareil ! C'est dingue !
Un troisième homme entre au Diable et demande au barman :
- Alors Jimmy, quoi de neuf ?
- Bof, rien de nouveau. Les jumeaux sont encore bourrés....