Printemps, siouplé !
La fréquentation du jeune est dangereuse pour la santé !
Non mais franchement, c’est plus de mon âge… couchée à 4h30 ce matin !
Réveil difficile avec les cheveux qui poussent vers l’intérieur de ma tête et titillent désagréablement les deux neurones qui me restent. Encore une journée bien naze en perspective.
Il est joli ce bar où jouait Kristen hier. La Lubie. On y mange des éperlans et les lumières sont douces. Mais j’aurais du partir avec Sabrégoup’ et Haïku au lieu de rester zoner avec les Black Pampers. Ils sont mignons comme tout et drôles et sympas. Il est étrange qu’ils m’intègrent si facilement dans la bande alors que je pourrais être leur mère, mais je suis totalement à l’aise avec eux. Plus qu’avec certains de mes congénères cinquantenaires. Ce doit être à cause de goûts musicaux partagés. Le trentenaire branché zique connaît son Beatles par cœur, le nom du batteur de Stevie Wonder sur « Superstition » et la taille de bonnet de chacune des Supremes.
Les années 70 le fascine, synonymes pour lui de liberté, de créativité, d’insouciance et de stupre à perruque.
Faut dire qu’en effet, à l’époque, on rêvait encore de lendemains qui chantent, alors qu’aujourd’hui on a tout de même un peu l’avenir radieux dans le dos…
Et puis j’en ai ma claque de ce mois de février, tous les ans, ça recommence, on n’y coupe pas. C’est le mois le plus pourri, le plus court et le plus interminable. On n’est plus tout à fait au cœur de l’hiver, mais ça caille encore velu, pas encore au printemps même si quelques bourgeons timides apparaissent ça et là.
Enfin comme dit l’autre, Mars, et ça repart !