Fils de pub
Je ne m’en étais pas rendue compte, mais Monsieur Séguéla m’a ouvert les chasses sur ma triste condition de déchet existentiel.
Je suis un échec ambulant, une paria sociétale, une has-never-been.
Dorénavant, consciente de mon statut de lumpen prolétaire, je vais raser les murailles, ne sortir qu’au crépuscule et surtout fermer ma gueule définitivement.
Je vais songer à me fondre dans le néant, très discrètement, pour pas déranger. J’hésite entre la corde et le saut de l’ange sous métropolitain. Ah non, pas le métro, ça perturberait le trafic.
Mon inanité fait tache dans notre glorieuse nation. Que ceux qui partagent mon sort calamiteux me contactent, organisons un suicide collectif pour débarrasser le plancher de nos présences pesantes et inutiles.
Monsieur Séguéla, grand timonier spirituel, éclaireur des masses, l’a dit ! Y’a pas à tortiller des seuffes !
« Celui qui n’a pas une Rollex à 50 ans, eh ben il a raté sa vie »
Merci Monsieur Séguéla.