Noël en décembre, facturier en février
La trêve des confiseurs est terminée.
Voyons le positif, j’aurai eu un Noël enchanté, comme une parenthèse.
Monex est en voie de se reconvertir en Cagolex.
Depuis que je suis partie, il est devenu riche (héritage), ne bosse pas (rien de neuf), s’est acheté une bagnole de Kéké marseillais et passe son temps à sauter des jeunettes à QI de praire. Bon. Chacun son truc, moi ça ne me pose pas le moindre problème.
Sauf que depuis décembre, je me retrouve à abriter et nourrir nos trois enfants, moi qui ne suis pas riche, bosse, n’ai pas de voiture et ne fais pas la sortie des maternelles avec un imper mastic et un paquet de bonbecs.
Recevant une facture meumeu de travaux sur le logis où crèche Lancelot le Divin (mon 2ème), j’ai osé demander une participation amicale au Monsieur.
J’ai été reçue somptueusement.
Sous un discours moralisateur et creux, parfaitement à côté de la plaque, la réponse a été cinglante : « Démerde toi, pauvre conne, t’avais qu’à pas me quitter ! ».
Inutile d’essayer de faire comprendre que ce n’est pas pour moi que je demande quelques subsides, mais pour NOS enfants… il est dans un autre monde.
Après ce délicieux Noël, il a refusé sous des prétextes divers de me rencontrer, ne serait-ce que pour boire un pot et discuter aimablement. J’ai l’impression qu’il a peur de me voir.
Il me punit, c’est évident, il se venge. Je me demande même s’il ne m’aime pas encore, du coup. Mais je me fais peut-être des idées à la con.
M'en fous, j'aime ailleurs.