3 jours 3 euros 3 films
L’été est meurtrier pour l’amateur de cinoche…
Le blockbuster fait rage, le mauvais movie règne en maître.
Il y a pourtant de petites perles qui se frayent un chemin entre deux giga-bouses.
Des exemples ?
Les 3 p’tits cochons
Ah, comme disait Robert, si j’avais les ailes d’un ange, j’partirais pour Québec !
Ca raconte quoi ?
Les histoires de cœur et de cul de trois frères testostéronés à bloc. C’est tough, et c’est pas des fifs, les gars, moi je vous le dis. Quoi que…
Il est vrai que l’accent et les expressions de là-bas ajoutent du charme à l’affaire, et qu’en français bien de chez nous, j’aurais sans doute moins aimé.
Pas au niveau toutefois de l’excellent C.R.A.Z.Y., l’année dernière. Mais quel panard d’aller voir un film en français avec sous-titrages !
Versailles
Une toute autre affaire. On rigole beaucoup moins.
Ca raconte quoi ?
Un enfant de 5 ans est abandonné par sa mère paumée aux bons soins d’un marginal qui vit dans une cabane en forêt, à Versailles. Le marginal c’est Guillaume Depardieu (et pas Bébel, le film aurait été tout autre), touchant, brutal, beau, déglingué. L’enfant est fabuleux, loin du numéro de singe savant. L’histoire est âpre, glauque, un peu longue, mais il y a tant d’humanité dans tout cela…
Le premier jour du reste de ta vie
Ca raconte quoi ?
La famille, avec Daho et débats.
Etonnant, le bidule. Je craignais un peu le bon gros film franchouillard avec ressorts camembert et larmes de crocodile, mais non. Du moins, pas trop.
Chacun trouvera à s’identifier, pourvu qu’il ait vécu quelques temps « en famille ». Le réal se permet des extravagances bouffonnes qui allègent le propos (air guitar, sperme, sang, boules à neige anales), les comédiens sont excellents.
Kifgrave d’Or attribué par Lili à Marc-André Grondin (le québécois de CRAZY, justement).
J’ai pleuré à la fin, mais faut pas le répéter !
En tous cas, merci l’opération 3 jours, 3 euros !
PS : un petit quatrième, pour la route !
Dorothy, un film étonnant sur une sombre communauté irlandaise et la folie… avec Carice Van Houten (ex Black Book de Verhoeven) qui, comme son nom l’indique, sera chocolat à la fin. Je sais, c’est nul, mais ça mange pas de pain - manquerait plus que ça !