Les aventures de Prise de Chou et du Lapin Kougloff - 7

Publié le par PRISE DE CHOU

J’ai passé une nuit épouvantable. Je me réveille dans des draps trempés de sueur malsaine. J’ai de la fièvre, la savane en feu et des ganglions dans l’aine.

C’est quoi ce bordel ?

Je file chez le Docteur M, que je trouve elle aussi dans un drôle d’état.

Le diagnostic est rapide et sans bavure. Une bonne MST des familles. Pas très grave, mais gravement chiante tout de même. Elle me refile un traitement de cheval, et me conseille d’aller faire fissa une batterie de tests de dépistage, on ne sait jamais…

Je suis en colère, mortifiée, blessée. Lien immédiat entre cette saleté et les rapports déplastifiés que j’ai eus quelques jours plus tôt. Le coup du Lapin !

Je l’appelle, lui explique la situation. Il tombe des nues, veut aider, faire des tests, mais inutile. Pour moi, c’est mortibus.

Le médecin qui me reçoit à l’hôpital est un joyeux drille. Il rigole de mon inquiétude.

- C’est pas grave, ma grande, si vous voyiez ce que je vois tous les jours ! Et puis ne soyez pas trop sévère avec votre godelureau. Il y a 99% de chances pour qu’il n’y soit pour rien, je dis 99 pour vous effrayer et que vous preniez des précautions à l’avenir, mais je pencherais plutôt pour 100%, voire plus… faut pas accuser les hommes de tous les maux, quand même !

Je suis abattue, j’ai l’impression que je ne ferai plus jamais l’amour, sauf avec un godelureau sans lureau, et c’est moins rigolo.

Voilà, je suis punie. La tortue doit se fendre la pipe dans le jardin, elle va pouvoir dormir tranquilou sur ses deux cages à miel. C’est ballot, mais même si on m’assure qu’il n’y est pour rien, j’associe mon triste état à Lapin.

Reste à faire le dépistage pour les gros dégâts, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise !

Une infirmière à moustache me plaque sur un fauteuil pour la prise de sang. C’est pas de la belle infirmière façon Salamandre, plutôt une cousine de Mengele. Elle me triture brutalement le bras.

-          Pfff, regardez-moi ça, ça a pas de veine !

-          Ouais, j’ai pas de veine, vous avez raison.

-          Ben ça, ma ptite dame, faut faire un peu attention quand on a la cuisse légère et qu’on trompe son époux avec un marlou de passage. On prend ses précautions ! On a peur de la sanction divine, maintenant, hein ! On sait qu’on est toujours punie par là où on a pêché, on balise, on culpabilise ! Et surtout, faites pas l’imbécile jusqu’au bout, évitez de refiler le petit cadeau au cocu de service… il pourrait le passer à sa maîtresse. Ah ah ah ah ah !

-          Vous avez une imagination débordante, Madame, qui vous dit que je suis mariée, d’abord.

-          Mais c’est écrit sur votre fiche, c’est pas compliqué, vous êtes bien Madame V !

-          Oui, mais…

-           … mais on ne me la fait pas, à moi. Croyez moi, j’en vois passer, et pi j’ai de la psychologie. Pas besoin de diplômes, suffit de connaître la nature humaine. Même si vous avez enlevé votre alliance, je vous regarde, c’est comme si je vous avais faite. Casée confortable, on s’offre un petit extra et puis on panique ! Y’en a plein comme vous qui défilent, ici. Je les repère tout de suite. Non, faut pas me la faire !

Ce que je lui ferais bien moi, c’est une nouvelle tronche à coup de talons aiguilles. Seulement je suis toute faiblasse et clouée dans mon fauteuil. Mengele pèse un quintal et elle tient une énorme seringue à la main. La charcuterie commence, elle pique 3 fois comme un bourrin avant de trouver la veine, tout en balbutiant des inepties dans ses bacchantes.

Je ne suis pas une fan des prises de sang, c’est minable, mais c’est comme ça. Il faut que je serre les dents à me faire péter les plombages et que je pense très fort à la France pour ne pas m’évanouir.

Mais pas question de tomber dans les pommes face à Mengele. Je m’en sors la sueur au front, un bleu énorme qui me mange le tiers du bras, mais je n’ai pas failli, la patrie peut être fière de moi.

Quelques jours plus tard, je vais chercher les résultats. Négatif. Ouf.
J’envoie un mail à Lapin pour lui communiquer la bonne nouvelle, lui signalant par la même occasion qu’il n’a certainement rien à voir dans cette affaire, mais que… bonne route, je l’embrasse.

Il répond très gentil, me disant que me connaître a été une joie rare et un plaisir intense, que je suis une fille super et blabla, et qu’il me souhaite bonne route aussi et qu’il m’embrasse de tout son cœur.

Ca me peine un peu de voir cette aventure se terminer si connement. Mais j’ai l’impression que tout joue contre nous, dans l’affaire. On commence par un faux lapin, je tombe malade… je ne suis pas fataliste, mais je sens que le destin nous cherche des noises. Faut pas forcer, pas jouer contre.

Alors, c’est fini.
Ou peut-être pas…

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Commenter cet article
L
Tiens coïncidence.... Tu sais, je te parlais de celui avec qui je me retrouvais en haut des rideaux autant que toi à décoler du plafond !<br /> <br /> J'ai eu un problème aussi, mais pourtant sous vide avec emballage, pas "du jardin" (des toits) comme toi... Mycose venue de nulle part...<br /> <br /> Heu point commun : la durée ! D'où une certaine sensibilité... <br /> <br /> Et justement je me demande quand ça plait, si ce ne serait pas comme le chocolat, on ne peut pas s'empecher de croire que ce qui est bon fait mal... Déstabilisant un peu ?
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P
<br /> En ce qui concerne mon petit problème, paraîtrait que ça venait d'un gros stress et d'une faiblesse passagère... comme quoi le Monsieur avait bien sa part de responsabilité quand même !<br /> <br /> <br />
A
Salut, je t'ai tagué. Ca parle de cuisine...<br /> http://willtopower.over-blog.com/article-21884791.html
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P
<br /> Je vais voir ça ! J'espère qu'il ne s'agit pas de recette à base de lapin...<br /> <br /> <br />
B
Je note un truc ! rapports non protégés, rhooo ! Pas bien ça.<br /> Mais bon, ça m'est arrivé, moi aussi...<br /> Heureusement, pas souvent et j'ai jamais attrapé de saloperie.<br /> Si ton lapin faisait des examens, tu serais sûre, et vous pourriez peut-être... continuer... non ? Ca avait l'air bien.
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P
<br /> Il n'avait strictement rien à voir à l'affaire... même pas besoin d'examens.<br /> Pour le reste, voir la suite.<br /> <br /> <br />
M
waouh, ça c'est de l'infirmière psychologue, il n'y a pas à dire...<br /> <br /> Non, non, non, je refuse que ça se termine comme ça avec ton lapin à la moutarde...
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P
<br /> Ca tombe bien, ça continue...<br /> <br /> <br />
A
oh, l'infirmière, la pouffiasse !<br /> Je lui enverrai un chausson aux pommes dont j'aurais frotté la pâte feuilletée avec mes chaussettes d'il y a 10 jours si tu veux.<br /> Et puis dans la vie, moi je crois pas aux signes (cf ma chanson "j'crois pas" qui relate encore une foisk bien ma vie) parce qu'on leur fait dire ce qu'on veut aux signes et même que des fois on se trompe ! hihihi !
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P
<br /> Beurk le chausson aux chaussettes... dégueu !<br /> Et oui, les signes c'est peut-être du flan, mais sur le coup, je trouvais que ça tapait un peu fort, quand même.<br /> <br /> <br />