RAOUL - Réflexion fumante sur Raoul et Marcel
Y’a pas que des Raouls dans la vie. Faut pas décoconner non plus. Y’a aussi des Marcels.
Le Marcel… Chouette, un nouveau concept éclairant, digne de la théorie de la relativité, car tout n’est-il pas relatif ?
Tel un mérou (j’aime les mérous) dans un ban d’ablettes, le Marcel est remarquable.
Mais comme tout est relatif (voir ci-dessus), le Marcel des unes peut se révéler le Raoul des autres, et inversement.
Ainsi, maintes miennes connaissances prenaient-elles Monex, alors prunelle de mes yeux, pour un franc connard. De mon côté, je m’inquiétais secrètement de leur aveuglement affectif pour la tronche de cake qui leur servait de moitié (enfin de 1/4, voire même de 1/8 vue la répartition du boulot dans le couple).
Mais c’est bien connu, l’amour est aveugle, sourd, sans compter qu’il a souvent le nez bouché et qu’il pue parfois des nougats. D’autant que la femelle - plus ou moins consciemment - poussée par les lois génétiques, est toute entière tendue vers un seul but : la reproduction.
Malgré les moyens techniques considérables mis à notre disposition par la progression du progrès, le meilleur moyen de se reproduire est encore de se faire sauter sans élastique.
De plus, l’exercice en lui-même peut s’avérer plaisant, pourvu qu’il ne soit point perpétré par le dernier des glanpifs, et de glanpifs, il y a pléthore, comme de Raouls.
De là à confondre glanpif et Raoul, il n’y a qu’un pas que nous nous garderons bien de franchir, faudrait pas nous prendre pour des gnous.
Car même si ça faiche au dernier degré, il faut l’avouer : un Raoul peut être un coup honnête. Tragique à dire, mais, oui, c’est possible. La difficulté en l’occurrence étant de gérer l’avant et l’after. Un niveau de sociabilité minimal impliquant quelques contacts pré et post coïtaux.
C’est politiquement fort incorrect, mais je me demande parfois, devant la recrudescence des femmes qui marchent voilées jusqu’aux yeux, si certaines d’entre elles de sont pas des amoureuses raouliennes in disguise, en route vers un rendez-vous crapuleux avec leur inavouable. On a si vite fait de croiser sa concierge, cousin Machin ou pire sa meilleure amie, au moment le moins opportun. Cachons-nous, épargnons-nous les explications gênantes et emberlificotées.
Sortir avec Raoul, c’est la honte, même si pour certaines rentrer avec lui peut être ludique.
J’ai comme l’impression tout à coup de m’être éloignée du concept originel…Tant pis, on parlera des Marcels un autre jour, là, j’en ai ras la gaufrette (et vous aussi, pour sûr, je vois vos globes oculaires pendouiller au bout de leur nerf comme des yoyos).