Amis tous plats avec les bords carrés, je vous le déclare, aujourd'hui, c'est Avatar day.
Il est à peine 7 heures et je suis debout, l'homme qui partage mon tube de dentifrice ronronne encore sur sa couche, prenant des forces pour l'épreuve à venir.
Je suis passée
chez Casto hier et j'ai fait l'acquisition d'un pot de Dulux Valentine bleu canard. On n'est jamais trop prudente. Si, suite à la projection de ce chef d'oeuvre il n'avait plus d'yeux que pour
les créatures post-schtroumphiques, je suis bordée.
L'homme qui partage mon canapé parle d'Avatar depuis des mois. Au début, j'ai fait mon sourire de mijaurée qui s'est cramé la glotte avec son Setchuan. Qui c'est cette Ava Tard, pensais-je innocemment dans ma Ford intérieure ? Ava Gardner, oui, bon, je connais, c'est du passé, faisons table rase, mais Mademoiselle Tard... inconnue au bataillon. Elle doit être outrageusement bombastique pour détourner les pensées de l'homme de la créature de rêve qui gambade à ses côtés tel le lévrier sur la lande, poils follets au vent.
J'ai compris plus tard ce que vous savez tous, à moins d'avoir
passé les derniers mois en coma artificiel au Cedar Sinaï.
C'est un FIIIILM ! De James Cameron ! En 3D ! C'est de la Scifi ! Ca sort aujourd'hui, et pour rien au monde l'aventurier au regard brûlant qui partage ma couette ne manquerait cet événement incontournable (si, tu peux contourner si tu prends à gauche après le H&M, juste après Béber le Roi du Couscous et avant l'entrée du Bricorama).
L'homme partageur de plein de choses ne partage pas
tous ses goûts avec moi, et inversement, mais on s'arrange très bien.
Je le traîne voir des films en VO, il me traîne voir des histoires de planètes qui se cassent la gueule, et finalement, on élargit notre petit monde virtuel. Mais
il se fait tard...
Salut, amis tous plats avec des bords carrés, je vais me tartiner de Dulux Valentine bleu canard car today is Avatar Day (et non Johnny au lit Day, pour changer un
peu et faire un jeu de mot absolument pathétique, je sais, je vous présente mes confuses)
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J'ai tant aimé le film que je me suis abstenue de trucider Haïku, dont le retard impardonnable nous a privé du frais minois de Robin Wright Penn et de l'autre cannelloni à
perruque*.
J'aurais pu la balancer dans le canal, le MK2 est sur un quai, mais j'ai su être magnanime, bercée que j'étais par le concerto de Tchaïkovski, par les accents russes (c'est mon côté
« Un poisson nommé Wanda », comprenne qui pourra), par le charme de ce film à la fois classique et décalé, pas loin des « Commitments » au Bolchoï.
Bon, si les Commitments et Wanda ne vous disent rien, vous avez déjà arrêté la lecture de ce dispensable billet.
Une petite piqure de rappel ?
* Monica Bellucci
C'est
C'est un roman noir, d'une profonde noirceur et d'une noire profondeur. Un pendouilleur de falaise, un imposable, un tourneur de pages comme ils disent outre west.
Vous vous pensez l'âme tendre et avez des souvenirs émus des sautés de veau
chez Mamie, le jeudi (oui le jour off, c'était jeudi, avant).
Vous pensez qu'il est doux de regarder dans le rétroviseur, et l'image que
vous y voyez est nimbée de couleurs douces et sépia, embellie par la patine du temps.
Vous vous jetez avec délice dans l'inconscient commun, le melting pot culturel de
la douce France, celle qui est belle est chaleureuse, pas celle qu'on tond à la Libération.
Vous vous sentez vraiment français, et n'avez aucun besoin de vous faire
consulter par le Docteur Besson pour vous en assurer. Si vous n'êtes pas français, vous avez une certaine idée de la France.
Je signale en passant que j'ai aimé ce film. Il ne m'a pas passionnée, le
scénario étant indigent, mais il est joli et distrayant, le jeu de mécano coloré est manoeuvré avec talent par le réalisateur Jeunet, né, comme c'est étrange, en 1953...
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