Mais là, cette voix là... rhaaa lovely !
Si Michel-Ange avait peint une casquette, on l'appellerait la casquette Sixtine.
Ce week end, j'ai fait brièvement la connaissance d'une cliente de l'ineffable Saute-Biniou : « La Chienne », il en parle là.
Vu le sobriquet, on s'attend à du cuir, du panthère en poly-vynil expansé, une chevelure rougeoyante et un gloss fuchsia, pour le moins.
Pas du tout. A
l'instar d'une autre cliente rencontrée lors d'un précédent séjour, la Chienne est le prototype même de la bourgeoisie komifo et sévèrement friquée made in Saint Cloud.
La soixantaine fragile et souriante, minuscule et délicate, no make up, no bling-bling, le bijou discret et vintage, la voix fluette et distinguée de celles qui n'ont pas à crier pour être obéies.
En la voyant si
frêle aux côtés de Saute-Biniou, carré comme un apéricube géant, j'ai compris pourquoi il était le fantasme torride de toutes les dames à pèze de la côte.
Sans doute se sont-elles tapé toute leur existence des banquiers compassés et des giscards look alike... elle reluquent le Mac à dames comme un être exotique et hyper charnel, qui sent l'iode et le grand air, avec ses yeux vert pâle et ses grosses mains puissantes.
Le syndrome Lady
Chatterley.
Autant dire que La Chienne m'a moyennement à la bonne et qu'en quatre mots échangés elle a casé quelques vacheries de sa voix gracile d'ex jeune débutante. Je n'ai pas renvoyé la balle. A quoi bon, pauvre petite fille riche !
Les hommes sont utiles. Indispensables parfois. Et pas seulement pour ouvrir les portes ou les bocaux de cornichons.
Hier, Premier et Lancelot ont déboulé à la maison pour m’aider à lessiver les murs de ma cuisine (bien crade, faut le dire), en deux heures, c’était plié, alors que
j’aurais mis la journée toute seule. Merci les hommes.
Devant mon impuissance à créer la pochette de mon album tarbais chroniqué ici par Philippe Moeunavre en personne, Philémon le preux a œuvré
pour moi, et bidouillé avec talent une jaquette de compète, visible chez lui et ci-dessous (ayé, j’ai quand même réussi à la choper). Merci les hommes.
Je me demande du coup si l’idéal ne serait pas d’avoir une sorte de harem de messieurs, chacun avec des talents différents. Ca faciliterait la vie quand même parce
que toute seule, j’ai quand même les pieds dans le même sabot et ça m’handicape l’existence. Je sais, ça va pas être possible, mais on peut toujours rêver !
Pour en revenir à la musique, je file à la Sacem ce matin à Neuilly, cité chère à Sarkozy, à Galuchon et au mètre carré. Nous allons déposer Premier et moi le
premier opus de « Your Kingdom », 10 titres réalisés en famille with a little help from our friends. Ecoutable dans pas plus tard que pas longtemps sur un site en
création dont je vous communiquerai l’adresse en temps voulu.
Je me demande ce que Philippe Moeunavre va en penser…
Je ne vais pas commencer à faire la liste de ce que j’ignore, ça prendrait trop longtemps, ça prendrait tout le temps.
Mais je viens de découvrir une nouvelle lacune dans ma culture et compréhension des choses actuelles.
J’ai cru jusqu’à ce jour avoir un blog.
J’en ai fait un joyeux foutoir, très inégal, très con, très en colère ou franchement pouet-pouet-la-rigolade, suivant l’humeur du jour. Je ne suis ni très cultivée, ni très branchée, je balance juste ce qui me passe par le cigare et pour tout dire, je ne suis pas du tout inquiète de la réception. J’agace ou j’amuse, j’ennuie ou j’égaye, tant pis ou tant mieux. C’est très perso, c’est sans doute un brin exhib puisque je sais que je vais être lue. Mais si plaire à certain(e)s m’est important, plaire à tous m’indiffère. C’est chez moi, la porte est ouverte, pour entrer comme pour sortir, ça marche dans les deux sens.
Il y a ma petite liste de gauche à qui je rends visite plus ou moins fréquemment. Pour certains c’est plusieurs fois par jour, pour d’autres, c’est assez rare.
Exemples : Crazy. C’est une copine que je connais dans la vraie vie et que j’apprécie, mais je vais rarement chez elle. Ce dont elle parle ne me concerne pas des masses.
Et il y a Léna. Son dernier article est la source de mon questionnement d’aujourd’hui. Léna, je la connais personnellement mais je lis peu son blog, parce que je pense qu’elle vaut beaucoup mieux que ce qu’elle écrit. J’aime mieux boire un pot avec elle et discuter le bout de gras plutôt que de lire qu’elle a bu un pot avec X et discuté le bout de gras.
Son blog est léger, frais et acidulé, mais je ne la reconnais pas là toute entière. Alors je survole de temps en temps.
Seulement aujourd’hui, je vais faire un tour et je lis… et je découvre que je me suis trompée. Non, je n’ai pas de blog, un vrai blog, c’est pas comme mon foutoir gratos, un vrai blog, c’est un objet commercial, source de (maigres) revenus, d’animosités féroces, de jalousies moisies, et autres joyeusetés.
Il y a des blogs influents, et c’est entre ceux-ci qu’une guerre en dentelles fait rage. Car ils sont la proie d’opérations à pognon de la part d’entreprises diverses et variées.
J’en suis là de ma réflexion et soudain mes deux neurones fusionnent !
L’une de mes amies, la Tsarine pour ne point la nommer, travaille au service communication d’un lessivier géant : Procter und Gamble pour ne pas le nommer non plus.
L’autre jour, elle me parle des opérations qu’elle monte avec la presse, la radio, les machins et les BLOGUEURS !
Envois de produits maison, invitations à participer à des évènements commerciaux (lancement de la couche à ressort et du dentifrice qui favorise la repousse des chicots avariés, etc.). Elle me dit en riant que bien évidemment je ne ferai jamais partie des blogueurs en question, puisque d’une part mon audience est trop confidentielle et que d’autre part elle aurait trop peur que j’exerce ma vista destructrice sur la production proctérienne. Elle a bien raison !
Mais ça marche du feu de dieu, ajoute-t-elle, les influents s’arrachent la gueule entre eux. C’est à qui aura été invité le plus souvent, qui décrochera le plus gros pompon… la gloriole du pauvre ! Les stars et demi-stars font des ménages et participent à des opérations de prestige où elles récoltent téléphones portables, bijoux et fringues de luxe. Les blogueurs influents font les poubelles et repartent avec une épluchure, fièrement, surtout si elle est plus grosse que celle du pilleur de benne à ordure voisin.
Ils sont achetés, les mecs ! Et pas cher, en plus… c’est minable ! Des hyènes qui se battent pour des résidus, prêts à toutes les compromissions avec les boîtes qui leurs balancent de l’appât, prêts à toutes les bassesses pour dénigrer l’adversaire. Léna a été accusée de coucher avec d’autres blogueurs (boudiou quelle horreur), et des rumeurs louches courent sur son compte.
Mais c’est n’importe quoi ! C’est quoi ces minables conneries ?
Fous le camp, casse-toi ! Tu n’as pas besoin de ça pour vivre, hein ?
Pour conclure, et couper court aux bruits malséants qui bruissent, je dirai que :
1 - Oui, je couche avec un blogueur, et j’aime ça.
2 - Les couches à ressort, c’est bon pour les kangourous
VIVE LE BLOG… LIBRE !
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