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Moment de solitude

Samedi 28 février 2009

Je n’ai pas eu le courage de me fader les Césars jusqu’au bout… un ennui mortel s’est emparé de moi vers le milieu de la cérémonie et j’ai coupé la chique aux professionnels de la profession qui devraient se choper le complexe du corn flakes. Ce sera toujours moins bien que les Ricains. Les Oscars, ça pulse plus tout de même.

Je ne deviens pas sérieusement ricainophile sur mes vieux jours, je suis objective, c’est tout.

Du coup, mortellement ennuyée mais pas somnolente, je me suis rabattue sur le théâtre. Galette m’a offert le DVD du spectacle de Luchini « Le Point sur Robert » pour mon anniversaire le mois dernier. Il est balèze de type, tout de même.

Faire un one man show d’une heure et des broquilles avec du Paul Valéry, du Roland Barthes et du Chrétien de Troyes, sans être gonflant une minute, je dis bravo. J’ai d’ailleurs applaudi à la fin, toute seule sur mon canapé dans mon costume de Ginette Drone.

Un point du spectacle m’a particulièrement « interpellée ».

La production brève dans le champ amoureux d’une contre image de l’objet aimé…

Mais qu’est-ce, me direz-vous ?

C’est assez simple, mais Barthes a un vocabulaire étendu, il s’en sert et il en use, avec la syntaxe de ceux qui ont l’habitude de décortiquer les idées comme on coupe les poils dans le sens de la longueur.

Alors voilà. Vous êtes amoureux. Dans votre regard tout gnan, l’autre est magnifique, parfait. Et soudain, subrepticement, apparaît  un élément qui souille la perfection de l’objet idéalisé.

Mesdames, vous avez rendez-vous avec Jude Law (ou Brad Pitt, ou François Fillon, chacune sa came). Vous êtes évidemment fébrile. Il arrive  avec un énorme furoncle en plein sur le pif. Ce n’est pas grave en soi, mais ça casse l’image… ce peut être aussi un sourire tendre cum feuille de salade entre les incisives, ou pire encore, un mot de travers qui brise le charme.

Exemple, dans un restaurant.

-         Mon adorée, je te quitte quelques minutes, ne bouge surtout pas, je reviens…

-         A tout de suite, trésor !

-         3 minutes plus tard…

-         J’en reviens pas, y’a pas de PQ dans les chiottes ! Au prix qu’on paye la coupe de mousseux tiède, il est vraiment naze, ce rade !

Ca casse, non ?

Evidemment, vous aimez Jude Brad François, mais son furoncle salade PQ laisse entrevoir derrière le portrait immarcescible* que vous vous faisiez de lui une réalité moins glamour. Vous êtes blessée parce que vous avez vaguement honte pour lui, et l’accumulation de ce genre de détails qui tuent peuvent mener à la déception, puis la colère, et finalement à la rupture.

Je ne parle évidemment pas des couples au long cours. Après 10 ans de vie commune, vous vous en contre-battez les flancs des histoires de furoncle salade PQ, vous avez sans doute vu pire. La gastro sauvage, la mesquinerie facturière, la lâcheté et le mensonge récurrent. Mais dans la zone enchantée et fragile des premiers instants d’un amour, la production brève dans le champ amoureux d’une contre image de l’objet aimé peut se révéler déstabilisante et dangereuse. Elle peut aussi servir de test quant à la viabilité d’une relation.

C’est pourquoi, lorsque mon fiancé viendra me voir la prochaine fois, je le recevrai en total look Ginette Drone, histoire de provoquer un électrochoc salutaire… mais il a déjà vu pire : les réveils avec yeux de panda et coiffure rasta. Il semble résister. Quel courage !

* Just for you, Blanche Dep !

 

Par PRISE DE CHOU
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Jeudi 26 juin 2008

FBI

Je fais la queue chez Nicolas.

Mon but, ma quête, mon Graal… acheter une bouteille de Bombay Sapphire, petit cadeau alcoolo pour deux membres du gang des Black Pampers, la Morue et son Jules qui s’aiment d’amour et qui viennent de se mettre à la colle - comme disait ma grand-mère avec son élégance coutumière.

Une bonne femme me reluque avec insistance, et très en biais.

J’ai l’impression de l’avoir déjà vue quelque part, mais où ? J’ai beau me torturer le cigarillo, que pouic, la toundra dans les neurones.

Elle fait ses petites emplettes et se retourne soudain vers moi, fumasse :

-         Dis donc, Danielle, quand on t’appelle, tu pourrais au moins avoir la politesse de répondre. Je t’ai appelée au moins dix fois ! Pôv conne !

Et elle met les voiles, hautaine, avec des airs de lévrier en carrosse.
Malaise à Bibineland, tout le monde me regarde comme si j’avais pondu un œuf.

Et d’un coup, clic, la mémoire me revient.

C’était il y a deux ans. Je venais de m’installer à Courbevoie et de m’inscrire sur Meetic par la même occase.

J’essayais de prendre mes marques et de flairer mon quartier.

Supermarché ? Casino. Bon, on allait manger, boire, c… du Casi. Troquet ? Face Casi, le Cercle. Terrasse, serveurs sympas. Va pour le Cercle.

Fin d’aprem, seule avec mes deux petits plastiques Casi, je décide de m’octroyer un petit café en terrasse, avant de me pénater.

J’avais rencontré la veille au même endroit un Raoul si insipide qu’il n’en sera pas fait mention dans ce blog.

Sirotant mon kawa et profitant du soleil couchant, je vois débarquer un couple improbable.

Elle, 50 ans, stricte, petit chemisier fermé jusqu’à la glotte, jupe droite, talons plats.
Lui, 5 ou 10 ans de moins, grand mollusque, costard en tire-bouchon et cravate de traviole.

Ils prennent place juste derrière moi, et si je n’écoute pas, je suis bien obligée d’entendre.

Un rendez-vous Meetic !

Le garçon n’en décroche pas une. Elle meuble comme elle peut, pose des questions, lance des débats, des plaisanteries pas très fun…

Le mec est une carpe, ça ne se passe pas bien du tout.
Me rappelant ma pénible conversation de la veille avec un bulot autiste, je compatis avec la dame.

Je scribouille sur mon addition : « Il me semble que nous sommes dans une situation similaire, il serait amusant de comparer nos mésaventures + mon adresse mail ». Je lui colle le papelard sous le nez – pincé le nez, et je me barre.

FBI ! Fausse Bonne Idée…

Mail de réponse le soir même, rendez-vous au Cercle le lendemain, et là, je comprends la connerie de mon élan spontané.

Cette fille ne me plaît pas du tout, du tout. Elle est aigrie, pas drôle, raciste, coincebarre, et de plus n’a pas un seul pote dans la région et au-delà.

Je lui suis tombée dessus comme la mousson sur Gobi.

Elle me veut, elle me couve, elle m’aime déjà. Je peux venir dîner chez elle, dormir, passer quelques jours dans sa maison de famille à Limoges…

Elle me fout les jetons. Je louvoie, biaise, sourit mollement et me casse au plus vite.

C’est pas dix fois, qu’elle a téléphoné, c’est cinquante.

Au début, je prenais l’appel et trouvais toujours une excuse bidon pour ne pas la voir. A la longue, lassée de mes propres mensonges, je n’ai plus répondu.

Et me voilà nonne grata à Bibineland…

M’en fous, ils ont aussi du Bombay, chez Casi !

Par PRISE DE CHOU
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Jeudi 19 juin 2008

Ho la la, ma réputation est foutue dans cet immeuble. Je viens d'ouvrir la porte à ma concierge (je croyais que c'était ma fille qui avait oublié sa clef) dans une robe de pute panthère que j'essayais pour une chanson de mon tour de chant demain soir !
Après le total naked - full frontal de la bidectomie l'autre jour... elles vont en avoir à raconter, la bignole et l'autre barge du 6ème !

Par PRISE DE CHOU
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Mercredi 11 juin 2008

Y'a un blog sympa qui s'appelle
www.zestedecitron.over-blog.com
sur lequel je me suis trouvée posée
en surfant
et qui fait un concours
de moments de solitude...
J'ai envoyé ma petite histoire du Gland Bleu.
Il y a d'autres histoires marrantes
surtout celle d'une Lilith
qui me plaît bien comme gonzesse...
J'ai l'impression que les copains votent pour les copains
et les copines pour les copines,
alors je délivrerai un message simple :
VIENDEZ MA BANDE
VOTEZ POUR OUAM !


Message totalement exempt de promesses électorales intenables, vous en conviendrez

Pour vous remercier d'avance de votre vote,
et flatter vos plus bas instincts,
je vous offre la photo d'un homme et d'une femme
à poil.

Par PRISE DE CHOU
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Samedi 19 avril 2008

Je suis total dépassée ! Mes moments de solitude sont absolument minables...
Je tombe aujourd'hui dans Libé sur un article consacré à un site très fréquenté
viedemerde.fr (VDM pour les intimes)
ou chacun déverse son expérience pathétique.
C'est cruel, cynique et très drôle...
Florilège

Je viens d'apprendre que je suis stérile...
Ma femme est enceinte de
notre deuxième enfant, je pense que je vais avoir quelques questions à lui poser.
VDM

Pour faire plaisir à mon mari, j'ai mis un porte-jarretelle
et des bas résilles, il m'a dit que je ressemblais à
un rôti de porc ficelé.
VDM

J'ai reçu deux SMS de ma copine.
Le premier pour me dire que tout était fini,
le second pour me dire qu'elle s'était trompé de destinataire.
VDM

J'ai ramené un copain à la maison et j'ai voulu le présenter à mon père.
Ne le trouvant pas, j'ai cherché dans toute la maison :
"Papa ! Papa !"
Et là, venant des toilettes, la grosse voix de mon père a rugi :
"Je chie !"
VDM

Ca va faire un an que mon copain m'a gentiment larguée
après m'avoir sautée une dernière fois.
Quelques jours plus tard, j'annonce à ma mère qu'il m'a quittée.
Elle demande :
"C'est parce que t'es grosse ?"
VDM

Mon boss entre dans mon bureau et me demande :
"Alors, en ce moment, t'es sur quoi ?"
Je lui réponds :
"Sur le départ"
Il a du oublier que je venais de me faire licencier...
VDM

Etc...
Elle est pas belle, la vie ?

 

Par PRISE DE CHOU
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