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Ta mère en tongs

Vendredi 1 août 2008

Et une petite blague, une !

Deux vieux constatent qu'il ne leur reste pas beaucoup de jours à vivre.
Ils décident donc de prendre quelques verres et de finir au bordel local.
L'hôtesse, en voyant arriver ces deux clients pas très frais, dit immédiatement à son gérant :

" Va dans les deux premières chambres et met une poupée gonflable dans chaque lit. Ces deux-là sont si vieux et si saouls que je ne vais pas perdre mon temps avec deux de mes filles. Ils ne verront jamais la différence. "
Le gérant obéit et les deux vieux montent à leur chambre.

…/…
Sur le chemin du retour, le premier vieux dit :

- Je pense que la fille était morte !
- Morte, dit l'autre. Pourquoi dis-tu ça ?
- Ben, elle ne réagissait pas et elle n'a fait aucune remarque tout le temps que je lui ai fait l'amour !


Son ami dit alors :
- Moi, c'est pire ! Je pense que la mienne était une sorcière !!!
- Une sorcière, comment peux-tu bien dire ça ?
- Bien, je lui faisais l'amour, je l'embrassais partout et je lui ai même fait une petite morsure dans le cou. Alors, elle a pété et elle a disparu par la fenêtre en emportant mon dentier !!!

Par PRISE DE CHOU
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Jeudi 6 mars 2008

Pour clore l'épisode des tongs, et avant que ceux que ça intéresse découvrent mon nouveau look à la téloche, voici à quoi je ressemblais avant...
dani1-copie-2.jpg

Comme quoi, élégante et raffinée, je n'avais nullement besoin d'aide en la matière !
dani3.jpg
Vous en conviendrez...
dani4.jpg

Par PRISE DE CHOU
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Mercredi 5 mars 2008
enfants-sans-rire.jpg Il est près de 21 heures. L’hôtel particulier s’est vidé. Les clientes chics et les miniveuches ont mis les bouts, une partie de l’équipe aussi. Adios Mélancolie, le Petit Marseillais et Pléthore 1ère, l’assistante en chef. Ne restent plus que Funky, toujours zen, Chouchou et Miss qui ont déterré la hache de guerre.
Chouchou a téléphoné au Soviet Suprême de la boite de prod pour signaler l’incompétence de Miss, qui l’a appris aussitôt par un membre de son KGB personnel.
-         On finit le tournage parce qu’il faut livrer ce soir et que je suis pro. Mais Chouchou, tu peux pas savoir comment je vais te pourrir la vie ! Tu bosseras plus jamais à la télé, fais-moi confiance. Je connais des gens, moi, et des gens importants !
-         Je me fous de savoir qui tu suces, ma grande. Des présentatrices dans ton genre, j’en lâche une tous les matins dans mes chiottes ! T’es de passage. T’es peut-être le parfum du mois, mais justement, on est à la fin du mois. Y’a des tonnes de gonzesses qui sucent aussi bien que toi et qui en plus ont du talent…
C’est pas du fleuret moucheté, c’est Stalingrad sur Verdun. Y’a du guano dans le ventilo.
ventilo.jpg
J’écoute tout ça avec un intérêt amusé. Il n’y a pas que moi qui sois de la chair à télé… Ceux qui la font aussi, apparemment. Seulement moi, ce soir, c’est fini. Pour eux, ça continue demain, et ils sont prêts à tuer pour que ça continue le plus longtemps possible.
On m’a interdit de me regarder dans une glace pour préserver « la fraîcheur » de ma réaction quand je me découvrirai totalement relookée, devant caméra.
Je suis donc plantée devant un immense miroir, et je mesure l’étendue du désastre.
Une grande rouquine sur le retour, maquillée comme un camion volé. Un tailleur pantalon blanc sur bustier noir, ballerines en plastique et sautoirs du même métal. A la main, une pochette ridicule en vynil expansé.
La classe !
travolta.jpg
Josiane Travolta au Saturday Night de Ploucville-Mornetrou !
Les nains vont adorer leur « nouvelle môman ».
Ils sont en interview, les nains. Les belligérants ont décidé d’une trêve pour finir le boulot, et ça tourne.
Planquée au bas d’un grand escalier, j’écoute ce qui se dit au-dessus.
Ma fille semble un peu intimidée et balbutie quelques mots gentils. Dame Toche, très pro, parle de sa curiosité quant au résultat de la confrontation entre ma personnalité et celle de Miss.
toche-copie-1.jpg
Quant à mon fils, ce ptit con, il charge la mule au maximum.
-         Maman, elle n’a jamais su s’habiller. C’est une catastrophe ambulante. Ca fait des années qu’elle traîne dans les mêmes fringues informes, des fois j’ai honte…
Je l’avais briefé sur le genre de discours à tenir, mais là, je suis rhabillée pour l’hiver, c’est le cas de le dire.
Je saurai plus tard qu’il accompagne ses paroles d’un geste codé à l’attention de ses potes. Il se caresse ostensiblement le menton. Pour eux, ça signifie « Big Barbe », i.e. quelle bouse, c’est nul, ça craint…
On me demande de faire mon entrée.
Josiane Travolta monte l’escalier, fière comme un bar-tabac, sûre de son charme et de son élégance. Les ballerines en plastique couinent à chaque marche.
L’accueil est chaleureux. On se lève, on applaudit, on se congratule, on s’embrasse. Toche et moi esquissons même quelques pas de « Danse de Joie », notre version personnelle de « Big Barbe ».
Cut. C’est dans la boîte.
L’équipe est étonnée de tant de dynamisme et de spontanéité primesautière.
Miss nous félicite.
-         Ca fait plaisir de voir des gens vivants comme vous. D’habitude, c’est tellement poussif !
Chouchou me regarde différemment. Il me prend à part.
-         Dis-moi. Pourquoi tu as fait cette émission ? Je comprends pas… T’en as pas vraiment besoin, j’ai l’impression. Tu nous as joué la comédie pendant deux jours, c’est ça ?
-         Tu y as cru jusqu’au bout ?
-         Ben ouais…
-         Alors, c’est réussi !
  Cantal-560.jpg
Résultat en images le 29 mars à midi sur M6, la petite chaîne qui m'honte…
Par PRISE DE CHOU
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Lundi 3 mars 2008
coiffeur.jpg Enfin, le coiffeur !
Nous sommes rue du Four, dans un hôtel particulier d’un luxe effréné, entièrement dédié aux poils de la tête.
Marbres, tapis rouges, miroirs immenses, dorures, et une foule de jeunes gens en blanc qui bruissent et s’empressent autour de quelques privilégiées alanguies dans de profonds fauteuils. Ca chuchote, ça laisse perler quelques rires cristallins. Des doigts manucurés tournent les pages du dernier Vogue.
On me propulse vers un bac à shampooing de la taille du port d’Amsterdam, et j’attends que le Dieu Veuche vienne me visiter.
Hélas, Dieu n’est pas dispo, il s’est chopé une vilaine gastro la veille, m’explique-t-on, et se trouve subséquemment dans l’impossibilité d’officier sur ma petite personne.
C’est bien ma veine.
Finalement, après bien des palabres, on me délègue l’une de ses vestales. 1,50 m bras tendu, 30 kgs avec un collier de rappeur, et qui ne doit pas connaître La Bohèèèème, vu qu’elle a largement moins de vingt ans.
Elle est toute intimidée et tremblottante, Miniveuche, c’est la première fois qu’elle va passer à la télé.
Je crains que, sous le coup de l’émotion, elle ne rate totalement son coup. Je m’imagine avec un mulet flamboyant, style Beckenbauer chez Michou.
jivaro.jpg
J’essaye de faire aminche-aminche avec elle, comme un explorateur tenterait de baratiner un Jivaro avant la réduction fatale.
-         Tu travailles ici depuis longtemps ?
-         4 ans.
-         4 ans ! Euh… Mais tu as quel âge ?
-         18 ans.
Merdalor… Miniveuche est dans le bigoudi depuis son 14ème anniversaire. Et l’école obligatoire jusqu’à 16 ans, c’est pour les caniches ?
Tandis que Miss et Chouchou se crêpent le chignon avec ardeur, ça va sûrement saigner avant la fin de la journée, j’abandonne le mien aux soins de la presqu’enfant.
Ici, le shampooing se fait allongé. Le grand siège blanc sur lequel je m’étais assise s’étire et s’étale pour devenir lit. Déjà que j’ai tendance à roupiller quand on me touche la tête, avec leur système, c’est Morphée garantie dans 5 minutes.
Mais pas question. Je suis sensée commenter les opérations en direct live et discuter aimablement avec Miniveuche de l’art d’accommoder les têtes.
Elle est balèze la gamine. Le geste sûr, le coup de ciseaux précis. En une heure et des broquilles, elle me transforme la crinière.
Me voilà rousse et débroussaillée. C’est pas mal du tout. Rien de révolutionnaire, mais du beau boulot.
La maquilleuse entre en action et me plâtre allègrement la tronche pour dissimuler ma moustache. Elle blablate sec tout en maniant pinceaux et fards, une pro, elle aussi. Je ne suis pas convaincue du résultat, pas de mascara et trois kilos de fond de teint, mais j’ai tellement hâte que tout ça soit terminé que je fais semblant d’être aux anges.
On me prie de revêtir mon costume de lumière et on m’entrepose dans un coin, pendant que Miss tente de mettre en boîte un message pour le Sidaction. Mais va parler de choses graves avec une voix et un ton de fashionista… Ca passe très mal. Chouchou est sarcastique, Funky fatigué, et Miss dérape, s’emmêle les crayons, minaude, jure, recommence.
Je sais que Toche et les enfants m’attendent depuis une heure déjà.
Ca sent le dénouement et c’est pas dommage, j’en ai ras la casquette.
sida.jpg
Par PRISE DE CHOU
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Vendredi 29 février 2008
Funky, Miss et Chouchou sont partis tourner des plans à l’extérieur.
b-b-.jpg
Je suis seule avec l’assistante et Mélancolie, toujours greffée à son téléphone.
Je sais pourquoi, maintenant. Elle a un bébé de quelques mois que garde sa mère pendant ses longues journées de travail. C’est son premier, elle est inquiète. Il a bien mangé ? Il s’est endormi à quelle heure ? Il a fait son rototo ?
Toutes les primipares se ressemblent. Des mères juives. Je la rassure du haut de mes trois enfants, me rappelant les affres dans lesquelles me plongeait l’aîné. Les nuits d’insomnie… Il pleure, c’est pas normal, il ne pleure pas, c’est pas normal, est-ce qu’il respire encore ?
Et puis l’infâme baby blues. On a tout pour être heureuse et on pleure des semaines sans trop savoir pourquoi. Peut-être un premier deuil, celui de l’insouciance. Mais ça passe. Tout passe.
Il faut relativiser, il faut chasser l’angoisse, c’est pas bon l’angoisse, ni pour la mère, ni pour l’enfant.
Tout en délivrant mon poignant message Dolto à 3 balles, j’essaye de m’introduire dans un pantalon bleu marine tuyau de poêle et une chemise assortie.
gros.jpg
Taille 36, donc. Je déborde du bas, c’est une horreur, un bout de bide bourgeonne au-dessus de la ceinture. Quant au haut, c’est merveilleux, j’ai l’impression d’être dotée d’une imposante poitrine, les boutons sont à la limite du tir de barrage.
Je ressemble à une contrôleuse RATP qui aurait trop forcé sur le cassoulet à la cantoche.
-         Vous avez votre titre de transport ?
controle.jpg
-         Mais tu ne fais pas du 36 !
L’assistante me regarde comme si j’avais un poulpe sur la tête.
-         Non, je fais du 38.
-         T’aurais pas pu le dire ?
-         Mais je l’ai dit, écrit, fallait aussi que je le chante ?
L’assistante est furieuse, elle part au pas de charge dans le magasin pour refourbir le portant avec les mêmes fringues, taille au dessus.
Les trois échappés reviennent.
Il y a de plus en plus d’eau dans le gaz entre Miss et Chouchou.
-         Tu veux faire un plan « j’achète un mag dans un kiosque », et t’as pas de liquide sur toi. Tu vas me rembourser mes 1,50 euro, et pas plus tard que tout de suite.
-         Oui, ça va, la prod te remboursera. Tu vas pas nous pondre un coucou suisse pour 1,50 euro ! Au prix où on te paye !
-         1,50 euro, c’est 1,50 euro. Y’a pas de raison pour que ce soit moi qui casque ! Et puis faudrait peut-être penser à tourner, parce qu’on a déjà 2 heures dans la vue avec tes conneries, et que moi, ben pas question que je me tape un sandwich pour le déjeuner, c’est steak frites et fromage et dessert. Ca commence à faire !
Miss a les yeux revolver, le regard qui tue et tout le tremblement, mais on tourne enfin.
Déguisement n°1.
Une robe à pois qui me va comme un tablier à une vache. On passe.
Déguisement n°2
Un pantalon gris, une veste grise. Miss trouve ça grisant, et je me sens guillerette comme le mur de Berlin.
berlin.jpg
Déguisement n°3
Jupe et chemisier beiges, saharienne kaki, bottes en daim. Ah, beaucoup mieux. Ca me donne un petit côté Out of Africa pas dégueu. Mon sourire à moustaches se fait plus sincère. Et le bonus, c’est que j’ai le droit de ramener tout ça chez moi.
Reste à sélectionner la tenue phare. Miss a une idée très arrêtée. Pas question de protester, et puis d’ailleurs je m’en bats l’œil.
Elle appelle ça « la tenue révélation ». Tu parles d’une révélation ! Je pense à mes enfants et à Dame Toche qui vont subir cette incroyable révélation ce soir. J’espère qu’ils sauront tenir l’inévitable fou rire qui risque de les gagner et qu’ils s’abstiendront de se rouler par terre sur la moquette en se foutant de ma gueule.
Chouchou débranche le son, il a faim. Coupure déjeuner.
steak-copie-2.jpg
Par PRISE DE CHOU
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