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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 09:01
Ma cousine Germaine est ce qui se rapproche le plus d'une soeur, pour moi qui fut tristement fille unique.
On s'est bien marrées toutes les deux.
P1030275.JPG On a fait des heures de balançoire
P1030274 On s'est fait des confidences
P1030266On s'est déguisées avec les vieilles robes de la malle en osier
Elle était beaucoup plus physique et beaucoup plus souple que moi.
C'est toujours le cas.
Je t'embrasse, Germaine, ma ptite reine.
P1030267Et puis on va fermer les archives, ça commence à faire !
D'autant plus que le Monsieur que j'attendais demain est arrivé hier...
Et que la Salamandre est de retour sur la toile !
Par CHOU - Publié dans : Hier encore...
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 16:52


Quand j'étais petite : J'étais la plus grande de la classe, la plus jeune aussi, parce que j'avais sauté une classe et que je suis née en janvier.

5ème au lycée Auguste Renoir à Asnières.

Quand j'étais petite : J'étais grosse. Pas obèse, mais épaisse, comme un grand et gros phoque sans charme. Je raconterai ma scarification BCG humiliante un de ces jours, à l'âge de 8 ans, dans le troupeau des petites filles tremblotantes en culottes et maillots de corps qui poireautaient nerveusement dans le couloir de l'infirmerie.

A Saint-Fargeau, camping le week-end

Quand j'étais petite : J'étais blonde, avec des boucles, et je n'aimais pas sourire pour la photo parce qu'il me manquait des dents !

Dans les Landes, avec Maman et l'ami Ricoré, olé !

Quand j'étais petite : J'avais une copine, Anne-Véronique Stauffer. C'était la fille d'un pasteur calviniste à l'humour dévastateur (faut croire que ça existe) marié à une suisse-allemande munie d'un gravissime balai dans l'oignon. Il m'aimait beaucoup, elle pensait que je n'étais pas d'un statut social suffisant pour fréquenter sa fille.

Papy, le chimiste (ça se voit pas, là, mais il avait des yeux gris !)

Quand j'étais petite : Je m'emmerdais la plupart du temps, j'étais si seule. Je lisais énormément, tout et n'importe quoi, tout ce qui me passait sous les yeux, sous la main. Avec Anne-Véronique Stauffer, on s'était dit qu'on lirait TOUS les livres de poche. On avait la brochure, et on cochait au fur et à mesure... toujours pas tout lu !

Maman

Quand j'étais petite : J'allais au cinéma deux fois par semaine, toute seule, ayant réussi à me soustraire, vers 10 ans, aux promenades dominicales ultra-chiantes dans la forêt de Meudon, pour « s'oxygéner ». Voyant la tronche que je tirais, les parents finirent par me donner de quoi m'acheter un billet de cinoche. Idem le jeudi aprèm. Place de la Convention, Paris XVème. J'ai vu deux fois de suite le Macbeth de Roman Polanski (complètement fascinée) et « Il était une fois dans l'Ouest » alors qu'il était interdit aux moins de 13 ans.

Papa (à qui Lancelot ressemble féroce)

Quand j'étais petite : Je me disais que je ne me marierais jamais et que je n'aurais pas d'enfants. Je serais une George Sand ou une aventurière ou une espionne. Les garçons, c'était tous des cons, d'abord. Je m'en servirais pour rigoler un peu mais juste pour rigoler un peu.

1922, le mariage de mes grands-parents

Quand j'étais petite : Résultante du chapitre précédent, je ne croyais absolument pas au Prince Charmant. Et putain, je m'en félicite encore aujourd'hui (c'est le deuxième que je rencontre !!!)

1954, le mariage de mes parents

Quand j'étais petite : J'adorais mon Papa, ma Maman, mon Papy, ma Mamy et aussi la Mamy de Bretagne qui ne parlait pas le français.

Le jour où je suis tombée dans le lac Léman (pas bonne pêcheuse, la Nielda !)

Je suis trrrrès loin d'avoir fait le tour de la question ! Et...quand j'étais grande, il s'est passé plein d'autres trucs !

Mais me laissez pas toute seule.

Qui sort ses archives ? C'est toujours émouvant de plonger dedans...

Please allow me to introduce myself !!!

Par CHOU - Publié dans : Hier encore...
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 00:31

Chez moi, c'est pas comme j'aimerais que ça soit. C'est même outrageusement différent.

Je ne suis pas une femme d'intérieur, pas une accrofolle de l'aspiro et de la nénette à encaustique. Ca laisse souvent à désirer.

Pourtant, j'aime bien quand c'est propre, et grand et plutôt vide.

J'avais tout ce que j'aimais dans mon ancien appartement, dans le 18ème. D'abord parce que c'était un appartement ancien, du coup.

C'était haut de plaftard, parquet joli du plancher, il y avait des moulures art déco en haut, des cheminées en marbre avec d'immenses miroirs dessus. On avait peint tout ça tout en blanc et il n'y avait pas beaucoup de meubles.

Le séjour faisait 40m2, il y avait une table et des chaises dans un coin et puis un canapé, des fauteuils et une table basse de l'autre côté. Des bibliothèques, des rangements de disques (beaucoup, beaucoup de disques et de livres), de grosses enceintes acoustiques, du bon matos son, une télé près du sofa et basta. Des tas de plantes vertes, aussi. Mais pas un bibelot. J'ai horreur des bibelots.

Pendant des années, il y a eu des nains qui apprenaient à marcher et qui se viandaient sur le parquet, des rires de gamins et du bonheur tout chaud.

Il y a eu des fêtes, souvent, où l'on poussait le peu de meubles dans un coin, on faisait un gros buffet sur lequel je travaillais deux jours, j'appelais Allo Glaçons et on remplissait la baignoire de glace, et 40 pékins déboulaient Bd Barbès et c'était bien...

Bon. Tout a une fin. Me voilà en banlieue dans un immeuble des années 60. Standing, hein, je me plains pas, j'aurais pu finir dans un HLM gravos dans le 9.3, comme je suis partie avec ma non-bite et mon non-couteau, j'ai récupéré les vieilles affaires de mes parents, et je les en remercie. Mais je déteste les chaises sur lesquelles je pose mes fesses quotidiennement, la table sur laquelle je mange, le tapis sur lequel je marche. J'ai changé tout ce que j'ai pu, arraché du papier peint, du lino, une amie m'a filé un canapé moins pourri que celui dont j'avais hérité, Lancelot le Divin m'a récupéré une table basse pas trop naze dans la rue (un bon tiers de mes nouveaux meubles = récup). Je suis chez moi, mais ça ne ressemble pas à chez moi tout à fait.

Encore un effort, sans doute. Encore un coup de fric, surtout. On en revient toujours là. Pfff...

 


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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /2009 00:37

J'en reviens pas. La semaine prochaine, on est en décembre.

Pas moyen de l'ignorer d'ailleurs, puisque les boules sont déjà de sortie et que 2009 sent gravement le sapin. Les vitrines du Printemps se mettent à la fête, les nains s'écrasent le nez au carreau avec des Ah et des Oh.

Je ne vais pas attendre fin décembre pour faire le bilan de l'année.

Déjà, ce fut l'année la plus rapide de ma vie. Je ne l'ai pas vue passer ou à peine. Vavavoum 2009, TGV, comment, c'est déjà terminé alors qu'on vient d'inaugurer... mais si, je me souviens, c'était à Nantes le premier de l'an 9, on a mangé des homards et on a dansé, et il faisait froid dans les chambres de cette grande maison folle, mais on s'est réchauffés très bien.

Et puis après en vrac, y'a eu des baignades à poil à la plage de Kerver avec des mots fléchés extrêmement bien maîtrisés sous le parasol.

L'occasion répétée de fréquenter la Gare Montparnasse et celle de Vannes, du même coup.

Des caisses de rigolade, de champagne et d'eau de mer. Des découvertes inattendues, d'amis nouveaux, de lieux cachés, de l'histoire de l'autre.

Le jour où le Mac est arrivé un jour plus tôt pour me faire une surprise et que j'avais oublié mon portable à la maison. Je devais rentrer vers 17h, mais j'ai flâné et me suis pointée dans ma rue vers 19h30. J'avais fait quelques courses chez Senior Casino, je marchais, insouciante, mes plastocs lestés à la main dans la rue, quand tout soudain j'entrevois la silhouette d'un homme qui ressemble terriblement à... « tu obsèdes, choupinette, me dis-je en ma Ford Intérieure, serais-tu attirée si férocement par ce garçon que tu l'entrezieutes tout partout ? »

A peine mon regard posé, que le garçon en question plonge derrière une voiture. Inquiétude ? Que ce passe-t-il donc ? Qui est ce sosie escamoteur ?

Ben bien sûr c'était lui. Après s'être desséché sur ma terrasse pendant deux heures à m'attendre, il avait décidé d'aller se taper une binouze au café du coin avant la déshydratation complète.

Il avait imaginé 40 000 scénars plus délirants les uns que les autres, où je clamsais dans un attentat métropolitain, où je me prostituais pour subvenir aux besoins de mes enfants, où j'étais partie avec Monex ou l'un de Mézex vers des devenir lointains...

On l'a bue ensemble, cette Leffe, et ce jour là il m'a semblé si séduisant, bien qu'un rien barbu et un rien transpirant de son séjour forcé au soleil, si vrai, sincère dans sa déclaration d'amour, et pas beaucoup plus tard dans sa demande de mariage, que je me suis dit que ma vie allait peut-être prendre une tournure que je n'aurais jamais imaginée auparavant.

Le serveur du café avait l'oeil attendri. Et ça, ça trompe pas, parce que les serveurs de café, ils en voient tellement que l'oeil attendri, ils ne l'ont pas des masses.

Y'en a d'autres encore des moments... Houat ! La plus belle journée de mon été, avec Mesdames les Ex que j'adore. Et puis, et puis...

Disons que 2009 a été ma meilleure année depuis des années. Oh oui.

Et comme je suis une indécrottable optimiste (de temps en temps), je me dis que 2010 sera encore meilleure ! Dire que si on s'étaient connus jeunes, ça aurait donné ça...


C'est mignon quand c'est petit, faudrait pas que ça grandisse !

 

 

Par CHOU - Publié dans : Hier encore...
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 20:26

Devant le déferlement de cérémonies sur 89, année sans les briques, je me demande ce que je faisais à l'époque.

J'avais un âge christique, 33 ans, je venais de pondre mon dernier nain. Lili, un bonheur de bébé tout rigolard tout tendre, et je manageais ma vie de mère d'oeuf (de 3 oeufs) avec brio et Monex.

J'avais des mollets d'acier, puisqu'habitant au 4ème sans lift et devant porter enfants, poussette et courses quotidiennement.

Je commençais à me dire que je ne pourrais pas continuer à travailler full time avec tant de progéniture si je comptais les élever un tant soit peu et je cherchais un nouveau job, que j'ai trouvé l'année d'après : voix off.

La chute du mur me rappelais évidemment mon séjour en RDA pendant les années 70 et mon aventure tragicomique avec Dédé La Glue.

J'étais, il faut bien le dire, parfaitement heureuse. Crevée, mais heureuse. C'est sans doute un cliché à 3 balles, mais je suis persuadée que lorsqu'on est entouré(e) d'amour, la vie est belle - faites entrer les Bisounours !

La merveille, c'est que 20 ans plus tard, la vague rose est revenue. Pas tout à fait la même, mais inattendue et somptueuse.

Et vous les gens, il se passait quoi pour vous en 89 ?

Et on écoutait ça, entre autres, à la maison.




Par CHOU - Publié dans : Hier encore...
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