
C'est quand le singe est sorti de l'eau qu'il est devenu un homme...
C'est tout moi, ça. Il faut que je fasse sortir la vérité vraie, l'histoire historique, les faits factuels.
Quand le Don Juan de la West Coast mentionne une expression fort usagée mais non référencée "Ca casse pas trois pattes à un canard", je ne puis m'empêcher de me pencher sur des
ouvrages abscons et rares, et de chercher, longtemps, avec rage et assiduité, jusqu'à trouver la source claire de la connaissance.
Allez Louya ! J'ai trouvé. Et cette fois, c'est pratiquement scoopique.
L'histoire se déroule dans le maghreb, à Casablanca pour être plus précise, en des temps ou l'on savait encore s'amuser entre tiéquars sans se foutre sur la gueule à coups de battes de base ball ou de giclées de Kalach.
Un russe blanc, émigré au début du 20ème siècle, qui n'avait pas réussi à devenir chauffeur de taxi à Paris, s'était retrouvé par mégarde et sans trop rien maîtriser à Casa. Il était devenu l'amant entretenu d'une chanteuse de mélopées enveloppée et, comme il s'ennuyait entre deux prestations corporelles nocturnes, il avait organisé un tournoi d'échecs inter-quartiers.
Très vite, deux champions se détachèrent du lot. Le Souk Héferm et la S.A. Casbah.
Il apparut très vite également que chacun des deux finalistes était si proche de l'autre en talent, en expertise et en ruse, que beaucoup de parties se terminaient en pat. Très peu en victoire franche et nette. Aucune en victoire franche et nette pour être absolument dans la réalité réelle de la vérité vraie de l'histoire historique.

Les épreuves échiquetières devenaient donc de plus en plus chiantes au fil du temps, le Souk et la Casbah se marquant férocement à la culotte et les
pats se succédant, d'un côté, puis de l'autre.
Jusqu'au jour où la S.A. put se glorifier d'un avantage certain sur le Souk Héferm, et fit imprimer un magnifique calicot portant la mention :
"S.A. Casbah : 3 pats à 1, connard !"
C'était cruel dans la cruauté, mais de bon ton dans la tonalité.
Ne me remerciez pas, et surtout n'allez pas lire les conneries connes que mes humpf... "copinautes"... vous serviront. Ceci est la vérité véritable, tout le reste n'est que billevesée.
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