Le priapisme de Patrick McGoohan

Publié le par CHOU

Aujourd'hui, j'avais songé vous entretenir du priapisme fâcheux de Patrick McGoohan, et m'étendre sur le sujet, c'est dire si je ne recule devant aucun obstacle pour faire avancer l'anecdotologie, cette nouvelle science dont je m'auto-proclame papesse, sinon c'est pas les autres qui vont me cirer le Saint-Siège.

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Mais tout part à vélo depuis mon réveil ce matin.

- J'ai toujours cette douleur stupide au bras gauche. Un tennis (j'ai bien dit Tennis) elbow, d'autant plus ridicule que je ne suis pas gauchère et que je ne joue pas au tennis (j'ai bien dit Tennis).

- J'ai nonobstant décidé, dans un tourbillon d'hyperactivité maladive, quoi que relativement rare, de modifier l'emplacement des meubles de ma chambre, ce qui m'a amenée à pousser une armoire normande relativement immuable d'un mur à l'autre de la pièce. Je pense me mettre pour de bon au tennis pour avoir l'air moins con quand on me demandera comment je me suis flingué les bras.

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- Rendez-vous dans un studio du 16ème à 14 h. Lassée de me recouvrir de couches et de couches de pelures tel l'oignon Babouchka pour résister au froid, je jette un coup d'oeil au thermomètre, y lit un + 4 prometteur, et parisianise mon look pour montrer que sous l'oignon Babouchka, je suis toujours une fâââââmme ! J'arrive au rencard total congelée, tu m'aurais collé un bâtonnet et t'avais Mrs Freeze.

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- 5 minutes d'avance, ouf, le temps de décongeler. Mais le D.A. s'est trompé d'heure, il arrive 1/2 à la bourre. Bon, la séance commence. L'ordi plante lamentablement. On a commencé à 15h30. Le D.A. était d'une humeur de dogue parce qu'en plus il se traîne une otite depuis un mois et qu'il travaille avec ses oreilles... un bonheur.

- Je rentre chez moi, re-Mrs Freezée, je me couvre de lainages pelucheux, de chaussettes de ski et d'écharpes voluptueuses (parce qu'en plus, travaux dans l'immeuble, pas de chauffage pendant 3 jours)... et le priapisme, pourtant fascinant, de Patrick Mc Goohan ne m'électrise plus tant que ça.

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Je relis vos brillantes conneries sur Sim et je me marre, je vais faire un tour chez les copinautes, et je découvre avec stupeur et tremblements que je suis taguée par Caly.

C'est une nouvelle nana, de celles que le postérieur de mon espousé fascine, qui est bien marrante et que je vais coller dans ma liste de gôche, tiens. De plus, son nom m'évoque l'imprécation du méchant sorcier dans Indiana Jones et le Temple Maudit, que les enfants se lançaient avec des regards de rats frits pour se foutre les miquettes. 

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KALIMAAAAAA CHOPTIDééééé ! Ou un truc dans le genre.

Brèfle. Le répondage aux questions est plus aisé que la rédaction d'une épopée à la gloire du priapisme de Patrick Mc Goohan, sujet que j'aborderai peut-être un autre jour.

C'est tipar !

1. Quelle superstition vous accordez-vous ?

Petite, j'allais souvent à l'école à pinces quand mon père, René Coty, refusait de m'affréter une limousine avec chauffeur. Mon papa René avait le souci de garder ferme les bourses de l'état et ne se laissait pas aller, comme notre navrant suzerain, à faire rapatrier son fiston d'une boite borgne d'Europe de l'Est en Rafale, tout ça parce qu'il a la cliche et que le PQ local lui irrite le poil à ma zoute !

Bref, je marchais donc dans les rues, solitaire et pensive. Miquettant sur l'interro de maths qui m'attendait à l'arrivée à l'école du Centre, Asnières sur Seine, près de la mairie, en face du square.

Pour me rassurer, ou me faire peur, je m'efforçais de ne jamais marcher sur les interstices entre les dalles du trottoir (c'était un trottoir à dalles, mais à Asnières aussi, ce n'est pas dichotomique). 

Je me disais, si tu marches vite et que tu n'empiètes sur aucun interstice, tu vas réussir ton contrôle de maths.

C'est con. Aucune influence sur ma nullité en maths, et un jour, absorbée par ma superstition à la con, je me suis tapée un réverbère pleine poire. J'ai eu 4 en maths et la tronche à Elephant Man toute la semaine.

Depuis, la seule Superstition que je m'accorde est celle de Stevie Wonder. Et ça, c'est de la bonne !




2.  Le premier film vu au cinéma...  Quel souvenir en gardez-vous ?

Ah la vache... j'en ai encore le goût du plastoc dans la bouche !

Un truc de Charlie Chaplin. Je sais plus quoi. Mon père (pas René Coty, l'autre), était très fan et très à gauche, et pensait indispensable de faire tôt mon éducation politique et cinématographique.

C'était le jour de mon anniversaire, je devais avoir 5 ans, j'avais eu comme cadeau un petit sac à main blanc en similicuir-vynil expansé rempli de bonbecs et de colifichets propres à ravir le coeur d'une enfant innocente dont les parents sont sévère fauchés.

L'après-midi, Papa m'emmène au cinoche pour la première fois de ma vie (il travaillait la nuit et ma mère le jour pour pouvoir me garder tour à tour, si c'est pas du Zola !).

J'ai tellement flippé, tellement c'était triste, que j'ai bouffé mon sac ! Enfin l'anse. C'est déjà pas mal.

Depuis, je refuse de visionner le moindre film de Chaplin, ça me porte direct à l'estomac.



3. Quelle chanson n'êtes-vous pas très fier d'adorer ?
Celle-là, mais elle me fout une de ces pêches !



4. Votre dernier fou-rire ?  A quel propos ? 

Ben c'est hier soir je crois, quand j'ai vu que Solange avait les aréoles en choufleur...

Mais avec Mac, on a régulièrement des rigolades à la con pour n'importe quoi. Des classiques intimes qu'on se ressert et qui marchent à tous les coups.
C'est bon, pour le troisième âge, de se secouer le dentier régulièrement !


5. Histoire ou géographie !

Histoire. 

J'avais un jeune prof en terminale, trop mignon, trop brillant. 

Toutes les filles minaudaient et voulaient des explications supplémentaires à la fin du cours, si vous voyez l'ambiance... d'autant plus que c'était le temps (non, pas des cathédrales, t'es gentil...) des mini-jupes à ras le bonbon et que le pauvre garçon devait ressembler à Patrick Mac Goohan à la fin de ses cours, tellement il était sollicité.

Je n'étais pas plus pure que les autres, quoique sinistrement vierge, mais j'ai réussi à être prems en histoire, jamais en géographie. 

"Vous auriez fait un somptueux tribun, Mademoiselle J.", m'a-t-il dit un jour.

J'en rosis encore de plaisir !

Je suppose qu'il est mort. J'espère qu'il a été heureux. Quelle bombasse, ce mec ! 
6. Si la réincarnation devait exister, quelle personne célèbre (ou non) aimeriez-vous avoir été ?

Un homme lambda. Pour voir.

7.  Votre chiffre préféré.  Que vous évoque-t-il ? 
56.
Surtout cette année ! Je suis née en 56, j'ai donc 56 ans et nous venons d'aménager dans une maison du 56 ! Ca s'impose, non ?


8. On est entre nous, vous pouvez bien me le dire...  croyez-vous aux extraterrestres ? Aux fantômes ? Au Yéti ?  Justifiez-vous...

Ma spiritualité est nulle.

Ni Dieu, ni mètre étalon.

Je crois toutefois que la science a encore plein de choses à découvrir.
Je suis certaine que la voie lactée est une pustule sur le talon de l'univers, et encore c'est beaucoup dire. Nous sommes beaucoup et moins que rien à la fois.

J'ai bossé avec un comité scientifique d'astro-physiciens pointus à un moment de ma vie professionnelle, je peux assurer que ça replace les choses en perspective !

9. Le dernier livre lu ?
"Incidences" de Philippe Djian.

Séduisant et glauque, comme d'hab.

10.  Quel métier vouliez-vous faire enfant ?  Quel métier aimeriez-vous exercer à présent ?
Quand j'étais petite, René et ma maman me disaient : "Tu veux être maîtresse d'école, plus tard ?"

- Non.

Plus tard, comme je me suis mise à causer le rosbif comme qui rigole, René Coty m'a dit :

- Tu seras prof d'anglais !

- Non.

Je savais pas.

Aujourd'hui, j'ai passé l'âge des illusions et des projets à long terme.

Je ne sais toujours pas trop, mais si je me laissais aller à dire mes véritables envies, j'aimerais écrire des conneries et les dire dans un micro.

Je ne sais pas comment ça s'appelle. Chroniqueuse décalquée ? 

C'est pourquoi je vais essayer de mettre du son sur ce blog, si j'y arrive. 

A quoi ça va servir ?

Ca va pas me faire bouffer...

Je ne sais toujours pas.


11. Quelle phrase aimeriez-vous taguer sur un mur ? 
j'aime pas les tags. Aucun tag. Je déteste les tags sur les murs. Traces égocentriques de connards qui se prennent pour des artistes.
C'était ma minute réac. 
Merde c'est toujours tout marron, maintenant ( oui, c'est merde, c'est marron, c'est klug, c'est normal, ok)
Faut que je tague à mon tour.
Allez, ziva qui tu veux sur la liste de gôche !!! 

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P
<br /> Quand tu parlais d'amertume dans ton billet précédent, cela me concernait ? Ca ne m'a pas effleuré une seule seconde.<br /> <br /> <br /> Maintenir le rythme en usant de bons mots pour plaire à ton lectorat te fait dire parfois de bien belles bêtises. Celle-ci en est assurément une.  <br />
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C
<br /> <br /> Bien sûr, on ne se voit que par le prisme de son propre regard (c'est valable pour toi comme pour moi).<br /> <br /> <br /> Si ça ne t'a pas effleuré, ça m'a sauté à la figure à la lecture récente de tes derniers billets.<br /> <br /> <br /> - Les blogs sont pénibles et ne me donnent pas envie de poster.<br /> <br /> <br /> - Il sont tous centrés sur leur nombril (et pas sur le mien, on se demande bien pourquoi)<br /> <br /> <br /> - Moi je ne sais pas parler de moi, je ne vois pas comment mon intimité pourrait intéresser le monde (suivi d'une disgression interminable sur ta vie, ta famille illuminée par la grâce, ton<br /> destin et je ne sais quoi encore)<br /> <br /> <br /> - A quoi ça sert que je me tue à faire des découvertes musicales somptueuses, que je t'offre, public, à bout de bras généreux, alors que j'ai peu de lecteurs et que la plupart se foutent total de<br /> mes coups de coeur pour telle blonde ou tel zicos, qu'ils peuvent très bien tous seuls dénicher sur le net si la curiosité leur prend.<br /> <br /> <br /> Bon, j'ai sans doute mal lu, j'ai tort, mais j'ai pris ça pour une petite visite de la mère Tume. Triste gonzesse.<br /> <br /> <br /> Maintenant si c'est au contraire de l'allégresse, si tu es limite Danse de joie en mode Rabbi Jacob cum claquettes et chapeau clac, va falloir que je révise ma définition de la joie de vivre.<br /> <br /> <br /> Je dis des bêtises sur mon blog ?<br /> <br /> <br /> Oui. Plein. Des tas. J'aime bien dire des bêtises pour en rire avec mon "lectorat". Je suis complaisante avec mon "lectorat" ? Oui, complaisante, en un mot, et même en deux.<br /> <br /> <br /> <br />
E
<br /> Tant pis pour le priapisme de numéro 6.. bientôt pitêtre.. En tout cas c'est klug ouaip.. mais tellement bon à lire... Merci pour le partage !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Coincoins klug encore<br />
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C
<br /> <br /> C'est klug quand tu veux, mon neveu !<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> Les aéroles m'ont fait toute la journée quand même et même tout de suite, en y repensant :))))<br /> <br /> <br /> Je crois que c'est parce que j'ai très vite des images mentales ;-)<br />
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C
<br /> <br /> Toute la journée avec des aréoles en choufleur, ma pauvre chérie... tu as du déguster !!!<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Je crains le pire sur la trique de numéro 7...<br />
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C
<br /> <br /> On va commencer par numéro 6, si tu veux bien ! <br /> <br /> <br /> <br />
N
<br /> Rigolo et apprenant (oui j'ai décidé de créer des mots moi aussi), mais punaise, j'aimerais tellement en savoir plus sur ce damné priapisme de PMG!!! Stevie Wonder, quelle merveille (haha!).<br /> T'as déjà vu sa femme? Lui non plus. Bon ben là je sors. Et je m'y collerai à ce tag. J'aime bien les tags (pas ceux sur les murs. Quoique.)<br />
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C
<br /> <br /> Vas-y donc, ma fille !<br /> <br /> <br /> (et puis la blague de Wonder m'a bien fait rire, bien que pas politicorrecte !)<br /> <br /> <br /> <br />