Fan de radis

Publié le par CHOU

J'aime pas les fans, les inconditionnels.

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Il est des artistes pour lesquels je m'enflamme, que je suis de loin en loin ou de proche en proche. Des écrivains (Musso, Levy, pour leur sens de la psychologie), des cinéastes (Marc Dorcel, Max Pecas sont les deux mamelles de mon plaisir de spectatrice), des chanteurs (Christophe Maé et Marcel Amont, tant d'amour et de bonheur).

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Quand je travaillais dans le wock and woll, la plaie totale était la groupie. Celle qui hurle, qui ne se lave pas la joue pendant 3 mois parce que le batteur de Nirvaclash lui a collé une beigne après l'avoir sautée dans les coulisses et qui note sur son journal intime que "Voooouuuuiiii, j'ai EU Willy Splifman ! Je bats Nadège de 3 coïts furtifs backstage !"

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Celle qui met au point des stratégies délirantes pour se retrouver à poil dans le lit de l'idéalisé quand il rentre fourbu, bourré et le nez neigeux de son after concert... avec une autre nana. Celle qui t'empêche de bosser. Les pires sont les moches (je sais, c'est cruel), puisqu'elles n'arrivent jamais à leur fin et qu'elles mouchent du coche.

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Pourtant, la dernière fois que je l'ai vu, je me suis évanouie. Rien à voir avec une quelconque plastique avantageuse de l'artiste. J'ai ressenti une chaleur étourdissante et ma vue s'est brouillée. Je me suis accrochée in extremis aux deux mâles qui m'entouraient et mes jambes poulpeuses se sont dérobées sous moi.

C'était au Zénith, dans la fosse, j'ai été évacuée comme un boxeur groggy, les bras autour d'épaules viriles, complètement nase, les pieds traînant sur le sol.

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Chez Madame Croix Rouge, on m'a examiné les pupilles pour vérifier que je n'étais pas chargée, virenquée, armstrongée ou simplement beurrée. Non. Juste la chaleur de la foule qui se presse et qui étouffe.

J'avais déjà passé l'âge. Je peux encore faire, mais en plein air. Les Vieilles Charrues, oui, Bercy, c'est fini.

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Bon, je vous laisse, j'y vais. Joe Jackson à l'Olympia. J'amène mes sels, mes poires, et mes scoubidous. Ah ! 

Post post :
C'était somptueux. La standing ovation pendant et à la fin. La percussionniste infernale. TOUS les musiciens. La voix de JJ intacte. Les épaules, la tête et le potron qui frétillent. Les paroles en choeur. Les rires. Les larmes. Merci Lili ! Merci !
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All that jazz !

Publié dans Mauvais Movie

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L
<br /> Sympa ; il a la pêche et il la garde ! Ben tiens, pourquoi tu chanterais pas du Jackson ? <br />
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C
<br /> <br /> Trop sérieux pour moi, je ne chante que des conneries...<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> Oh, ben moi pareil, je commence sérieux à détester les groupies... surtout les miennes, fatigantes à la fin et pis ça commence à râler dans le quartier...  là là !!<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bleck<br />
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C
<br /> <br /> Faut zlataner la groupie. Je ne vois que ça...<br /> <br /> <br /> <br />
R
<br /> Ah ben merdum, un temps, j'ai pensé qu'on parlait d'moi :p<br />
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C
<br /> <br /> Attention ! Il y a radis, et radis du terroir ! <br /> <br /> <br /> Oui mais t'es marrante en même temps, on ne te connait guère, tu ne blogues pas ! Ou alors discrètement à donf !<br /> <br /> <br /> <br />