
C'est quand le singe est sorti de l'eau qu'il est devenu un homme...
La mégalopole Keihanshin n'est pas en Chine contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire.
C'est au Japon.
Tu frétilles déjà, lecteur assoiffé de culture... tu as appris quelque chose, comme à chaque fois que tu franchis l'huis de ce bouclard érudit, Valentino.
Laisse moi prendre ta main et te mener, cheveux au vent, au pays du Soleil Levant, dans le Keihanshin, et plus spécifiquement dans la ville de Kobé (qui n'a rien à voir avec Jean-François, même si tu es enrhumé).
C'est dans cette cité radieuse et sans doute irradiée que l'on trouve la meilleure viande de boeuf du monde, dit-on.
Il faut dire que les autochtones soignent l'animal de façon particulière avant de le passer à la casserole, comme tu pourras le constater sur cet étonnant scopitone.
http://www.youtube.com/watch?v=VSU5Iu9Z9qI
Le wagyu (de Wa - Japon et Gyu - boeuf) est traité comme un coq en pâte si je puis dire. Massages au saké, binouze à volonté, concerts de musique classique pour lui relaxer l'occiput à frange. Pour certains, mais l'information est mal vérifiée : manucures, bains à remous, lecture par des Geishas zoophiles des oeuvres de BHL, projections en 3D, visites hebdomadaire d'accortes escort vaches, etc.
Et puis, sans crier gare ni aéroport, un beau jour houpette tétine nuit, crac ! Le coup du lapin. Mortibus le boeuf de Kobé. Car on ne l'a soigné de la sorte que pour se repaître de sa viande si particulière et si savoureuse. Sa chair persillée fond dans la bouche. C'est le caviar du bifteck, le nirvana de l'entrecôte... le graal du carnivore.
Bien évidemment, tu n'en trouveras pas chez Lidl, pauvre moyennement classieux, qui vois ton pouvoir d'achat fondre comme neige à Créteil.
250 euros le kilo en moyenne, ça te fait chérot, Patrice, hein !
C'est pourquoi les japonaises prennent un soin maniaque à cuire le boeuf à la perfection. Il faut qu'il arrive sur la table à température idéale. On raconte que plusieurs cuisinières se sont fait jigai (le seppuku au féminin), après avoir servi leur maître et l'avoir entendu hurler, ivre de colère :
C'est trop chaud, Kobéenne !
Et pourtant elle avait une recette. Mais elle n'avait pas, ce qui était écrit en PETIT, LU !
Alors ça, c'est une pépite, Oh !
Et je dois dire que j'en prince pour cette note !
Ces longs textes pour aboutir à un jeu de mots foireux me rappellent, de loin, Cami. Déjà lu Cami ? Je le conseille...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Henri_Cami
(J'ai fait le même commentaire chez S., je ne m'encacate pas.)
Tu parles du Graal du carnivore, en l'occurence je dirais plutôt que c'est la Chou quête !
Et si quelqu'un n'a pas compris,il suffit de lire de manière religieuse et tout s'éclaire!
c'est pas gâteau de suivre Macaron !!!!
Et Anne qui, des vannes de Macaron en pâtit, se rit.
Il y a tout, l'exotisme asiatique, les référence gastronomiques, le sacrifice humain... c'est magnifique !!
Totalement inepte, mais magnifique !!!
C'est fort et noir, euh ...à la fois...
Bon, d'accord... que de conneries (dema part comme de la vôtre, dailleurs !), mais on se marre ! Bien plus que sur un Paris-Brest !
J'adore. No further comment.