Dimanche soir

Publié le par PRISE DE CHOU

Je me disais comme ça : ouh la la, je vais avoir à en raconter sur mon blog, des trucs sur ce week-end. Riche il fut, et drôle et tendre et rock’n’roll.

Mais finalement, en ce dimanche soir glacé, où la nuit ne va pas tarder à tomber, où je suis rentrée chez moi fatiguée et toute niaise, où je vais passer la soirée à essayer d’aider ma fille à écrire des paroles sur les deux chansons restées en friche qu’elle devra enregistrer dès demain, je ne me sens guère ni l’envie, ni surtout l’obligation de faire un compte-rendu circonstancié de ma vie réelle sur le virtuel.

Ce doit être ça l’histoire. Quand le réel devient de plus en plus excitant et costaud, le virtuel se ramasse une bonne poêlée de phalanges dans la gueule.

Pourtant, ne suis-je point là devant mon clavier, au Cyber café qu’est devenu mon chez moi, à tapoter à touches rompues et à ressentir le besoin d’écrire quelques mots, ne serait-ce que pour garder une trace des évènements perso qui ont fait de ces derniers jours des moments… je cherche… je trouve ! HEUREUX… de ma vie.

Ce blog serait-il en train de changer d’orientation ?

Jusqu’alors, je vous parlais, à vous, les ceusses qui me lisent.

Je vous racontais des trucs un peu arrangés, comme le rhum du même qualificatif. C’était la vérité, avec un costume cousu main, qui retaillait un peu aux entournures.

Il est des choses importantes que je n’ai jamais dites, et que je ne dirai jamais. Pour ne pas blesser, pour ne pas choquer, et parce que ça ne regarde que moi et quelques autres.

Mais bon… on s’en fout ! On va juste garder quelques mots clefs et micro-évènements des derniers jours.

-         Mon fiancé officiel et moi sommes devenus des vagabonds de l’amûûûr… vu qu’il habite chez sa fille et moi chez la mienne, nous sommes des Sans Couette Fixe, en gros, nous scouettons chez les potes. Quand on pense que Sheila en avait 2 (de couettes, hein…).

-         Galette, la Queen Couette, a besoin d’une nouvelle bouilloire. Si elle lit ces lignes, elle saura que je me rends chez Darty (tatata, tatataaa) dès demain et que j’exige qu’elle accepte mon présent sans barguigner, elle le vaut bien (et bien plus qu’une bouilloire !)

-         J’ai vu Audrey vendredi soir, y’avait pas assez de monde, faiche ! Mais keep on rolling, honey !

-         J’ai pas vu Titine, l’ingénieuse du son, chez Cassis mercredi soir… pourtant elle était là. Bon, elle n’est pas bien grande, mais elle a du se dissimuler. Oui, c’est ça, steack haché, la vilaine ! En tous cas, elle m’a dit s’être vivement divertie, ce dont je suis fort aise. Cassis, tu as 4 nouvelles fans, qui vont te suivre comme ton ombre.

-         Galette (encore elle) a débouché du champagne vendredi soir. J’aurais aimé que ce fut en de plus joyeuses circonstances. Mais bon, elle garde les pompes à 450 €, and these boots are made for walking.

-         Vendredi soir, toujours, tapant frénétiquement vers 21 h à la porte d’une boulangerie en voie de fermeture rue Ramey Paris 18ème en agitant mon porte-monnaie, je me vois refuser l’entrée. Mais avec de grand gestes, le boulanger arabe me fait signe de me diriger vers la porte cochère d’à côté. Bon. Quelques minutes plus tard, le mitron sort avec un sac plastique contenant une baguette aux graines de sésame et un pain de seigle ultra-moelleux. Je re-dégaine mon larfeuille. Non, non, me dit-il. C’est cadeau. C’est pour vous. Pas d’argent. Non. Avec le sourire en prime… dès fois, c’est rhââââ, non ?

-         Mon Fiancé Officiel (c’est estampillé Fessebouc et désormais je dirai FO, même si je préfère le SUD) m’emmène voir des copines à lui (no comment, on ne fait plus le compte, IL ne fait plus le compte…) dans la région d’Evreux. Les sœurs Goadec.

-         Nous prenons D. Goadec en route et, on ne sait pourquoi, entreprenons toutes deux le décompte des mâles qui ont eu l’insigne honneur de partager notre couche. Elle calcule toujours. Je m’aperçois que FO est n°13. Heureusement que je ne suis pas superstitieuse. D'autant plus que les circonstances sont particulières, et que... mais je ne sais pas.

-         C. Goadec a une très jolie maison, décorée avec beaucoup de goût (je suis trop jalmince de sa cuisine). On rigole beaucoup, on s’engueule un peu, on lit du Proust (et oui !) on écoute des conneries et du Wagner, on inscrit presque de force D sur adopteunmec.com, il y a un chat chaufferette, on se chope un surnom rigolo avec FO – bouton-pression.

-         On se passe des titres qu’on aime tour à tour. FO se vautre avec la BO des 7 mercenaires, et moi avec Rammstein. Mais, plus bas, y’a ce que finalement, j’aurais aimé entendre.

-         FO fait des trucs magiques avec sa main magique. J’ai peur qu’il ne se ramasse le mal qu’il enlève. Et pendant qu’il officie sur le dos douloureux de D, moi qui suis terriblement matérialiste et qui ai du mal à croire à tous ces trucs de magnétisme et blabla, je me prends à me concentrer et à psalmodier dans ma Ford intérieure « ne prends pas le mal, ne prends pas le mal.. ». On devient con, quand on aime, ou quoi ?


Découvrez David Bowie!

Publié dans FRIENDS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
Mic - et bien restons cons et aimons-nous, donc !<br /> Louise - les couettes fixes... hihihi !<br /> Chriss - je te souhaite donc une grosse connerie et beaucoup d'amour !<br /> Cat - oui, j'ai cru remarquer qu'il était over bien né, comme tu dis !<br /> Audrey - la coloc, je sais pas... l'une et l'autre "fréquentent" beaucoup !
Répondre
A
mais si y'avait du monde, mais z'étaient dans le noir, c'est pour ça !<br /> <br /> Enfin, j'ai une idée pour vous les SCF : vos filles, elles zont qu'à devenir co-locataires ! Ben ouais ! hé hé !
Répondre
C
t'en fais pas, le FO il est over-bien-né ! même qu'il a l'étoile, la lune, les planètes, la baraque, enfin l'a tout ce p'tit gars; y a plus de place pour le mal: juste le mâle intrinsèque mais jamais à sec...
Répondre
C
Bon je voudrais bien devenir con alors. Non, j'rigole, j'le suis déjà ! Mais non, je galège !<br /> Ca fait plaisir de vous savoir heureux et pis c'est tout.<br /> J'imagine que tu as commencé ton blog quand tu t'ennuyais un peu et que tu avais besoin d'exprimer tes pensées profondes (ou pas) et maintenant que tes pensées sont occupées par FO, tu as du mal à concentrer ton attention à l'écriture bloguesque... <br /> Tant mieux ! Jouis de chaque instant ! Kiss 4 you.
Répondre
L
En plus Sheila avaient des couettes fixes!<br /> Si le réel prend le pas sur le virtuel à tel point que tu n'as pas envie d'en parler, c'est super!
Répondre