Les tromblons de l'amûr

Publié le par PRISE DE CHOU

J’ai tout de même eu un sacré bol dans ma vie. A bien y regarder, je ne suis sortie qu’avec de beaux mecs, alors que je suis loin du canon bombastique.

Deux exceptions toutefois.

Un « one shot » en début d’année dernière. Il s’est trouvé au bon endroit au bon moment. Je m’ennuyais et je commençais à craindre les toiles d’araignées dans la lolotte.

Ce fut vite plié. Je lui ai fait son affaire et l’ai flanqué à la lourde illico. J’aurais été plus gentille s’il avait été moins con, mais là, il cumulait grave, pépère.

Ouh la vilaine fille, aucun respect pour le mâle dominant, direz-vous. Hé oui, c’est comme ça et pi c’est tout.

L’autre, c’était il y a fort longtemps, l’un des premiers. Je l’ai revu l’autre jour sur Fessebouc, JDB. Il n’était déjà pas super jojo à 27 ans, à 60 ça ne s’est pas arrangé.

Dire qu’il me fascinait ce type !

Un intello pur porc qui m’emmenait voir des films abscons* auxquels je n’entravais que dalle malgré ses éblouissantes et interminables explications.

J’écoutais, bouche bée, l’œil écarquillé, flattée de servir d’auditoire à un phoenix du neurone.

J’avais 20 ans, c’est l’excuse. Autant vous dire qu’aujourd’hui, je l’enverrais jouer aux billes sur l’autoroute avec ses discours de la méthode en dix volumes.
Il écrivait. Je tapais ses textes, religieusement, sans en comprendre un traître mot.

Lui n’en voulait qu’à mon maigre fessier, bien entendu.
Il m’invitait chez lui (métro Faidherbe-Chaligny), me faisait –très bien- la cuisine, sans doute dans l’espoir de m’engraisser un brin, puis –très mal- l’amour. Heureusement, c’était bref. Il recommençait immédiatement sa causerie sous la couette jusqu’au bout de la nuit.

Je repartais au matin, avec les oreilles flapies et la certitude renforcée d’être totalement frigide.

JDB est aujourd’hui un écrivain vaguement connu, basé en Irlande. En tous cas, il vit de sa plume, c’est bien. Je lui voyais un avenir moyen dans le charme, voire le porno.

Faudra que je le lise, un de ces jours, histoire de voir si mes cellules grises ont évolué aussi positivement que ma frigidité.

Voilà. C’était la paire des pas trop choucards.

Je parlerai des autres une autre fois, demain peut-être. Enfin pas de tous, certains ont souhaité conserver l’anonymat (Javier B, George C., Jude L., Michel D. et quelques autres).
* Quelqu'un a vu "Le Sourire Vertical" ? Moi, oui...


Découvrez Clarika!
Ecoutez-moi cette petite merveille... sur les garçons !

Publié dans RAOUL

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

olivier delage 13/02/2011 00:38



A la question "Quelqu'un a vu Le sourire vertical ?" je reponds oui ! et j'aimerai beaucoup le revoir ... j'en ai gardé un fort souvenir. Je ne sais pas si cela tient encore la route.
Comme Lapoujade n'a pas viré auteur culte ... Je vais fouiller !



prisedechou 09/01/2009 22:50

Mac - C'est quoi rhooo ? T'as roté ? Ouah le porc !!!

Macaron 09/01/2009 20:20

Rhoooo !

prise de chou 09/01/2009 19:40

Scotch - moins souvent que tu ne le crois ou l'espère... on peut être très tendres et très niaises aussi, it goes with the territory.

scotch beatman 09/01/2009 18:55

Il me semblait qu'on devait en prendre plein la gueule nous les mecs quand on est pas là et que les filles parlent entre elles !