Massif Central

Publié le par PRISE DE CHOU

Recrudescence soudaine et inattendue de flashes et visites sur ma fiche Meetic… pourquoi, je ne sais. Devant mon inactivité notoire ces derniers mois, Big Brother a peut-être essayé de faire des soldes et m’a propulsée en tête de gondole dans l’espoir qu’un Raoul enlève le morceau faisandé qui commence à faire tache au rayon frais.

Je vais voir par curiosité la tronche des Messieurs qui s’intéressent à mon cas.

Mail d’un « Paglop ».

« Quel hasard et quel plaisir de te recroiser ici ! Après une jolie aventure, me voici de retour sur Meetic. Je me souviens de toi, de tes yeux, de ton parfum. Comment vas-tu, on peut se voir ? »

Mais c’est qui ce mec ????

Je regarde la fiche. Ah oui ! Massif Central !

Un bien beau garçon ma foi, pour celles qui donnent dans l’armoire normande, le bûcheron des Carpates, le déménageur des Batignolles, le docker à Tshirt déchiré (Marlon, reviens !). 1m90 et une bonne centaine de kilogrammes de barbaque de premier choix.*

Nous avions déjeuné il y a quelques mois dans la rue Montorgueil. C’était l’un de mes premiers rendez-vous. Je m’y étais rendue le genou poulpeux et le rose aux joues, mode bonne sœur en passe de virer gourgandine.

Massif s’était montré fort courtois et la finesse de son esprit contrastait avec l’épaisseur de sa carcasse.

Il avait commandé un gigantesque plateau de fruits de mer arrosé d’un délicieux vin blanc (deux très gros bons points pour lui, fruits-de-mer-vin-blanc, je ne réponds plus de moi-même). Il avait bien entendu englouti les trois quarts du tout, faut bien nourrir la bête.

A l’époque, je n’étais pas prête à sauter le pas dans la casserole, le cœur et la tête encombrés des derniers soubresauts d’une histoire finissante. Mais son regard sur moi était troublant et vaguement dérangeant.

Comme le chasseur détaille son gibier, se réjouissant à l’avance du moment où il va le plumer puis le consommer, Massif Central s’arrêtait sur des détails de mon anatomie, mine de rien : mon cou, mes seins, mes jambes, essayant d’imaginer les surprises, bonnes ou moins bonnes, que dissimulait ma robe, et l’éventuel plaisir qu’il pourrait en tirer.

Je me sentais petite, fragile, presque soumise déjà, une petite poucette devant un ogre affamé, qui sait pertinemment qu’elle va être mangée.

Après le déjeuner, pantagruélique en ce qui le concerne, Massif m’avait pris le bras pour me reconduire au métro.

J’observais qu’il humait discrètement mes cheveux au passage, et qu’il se retenait visiblement de tâter un bon coup la marchandise.

Je me souviens que nous sommes passés devant un hôtel, de son sourire très carnassier à ce moment là, et de mon cœur qui s’est mis à battre très vite.

Qu’est-ce que je fais s’il me prend le bras et m’entraîne là ?

Dangereux, irraisonnable, mais terriblement excitant.

Il ne l’a pas fait. Mais le trouble était palpable entre nous quand je l’ai quitté, quelques minutes plus tard.

Il m’a recontactée le lendemain, je n’ai pas donné suite, un peu effrayée d’avoir été tentée.

La bonne sœur n’était pas encore totalement devenue une gourgandine.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Presque deux ans plus tard, Massif Central a rappelé.

 

* Style rugby, pas bidabière ! Blanche Dep, arrête de baver !


Découvrez The Andrews Sisters!

Publié dans RAOUL

Commenter cet article

louise 12/11/2008 13:40

Le Massif Central c'est mes origines, alors il est peut-être bien:)

prise de chou 12/11/2008 08:54

Art - la petite Dani va passer son tour sur ce coup-là...

Art Vandelay 11/11/2008 17:32

Donc ça s'annonce bien pour la petite Dani...non?!^^

prise de chou 11/11/2008 07:02

Audrey - il est vrai que question armoire à glace, tu es servie !
Mc - je me contente de chasser le lapin à moto, pour l'instant, mais va falloir que ça évolue ou que ça se termine !

MamanCélib 10/11/2008 22:26

Tu as envie d'aller couper ton sapin de Noel dans le Massif Central ? ;-)