Premier baiser, 0 de conduite

Publié le par PRISE DE CHOU

Tout le monde fait son coming out « première fois », voir La Salamandre

Comme je suis une grosse copieuse, je m’y colle illico.

 

Premier baiser

J’ai 17 ans (précoce, non ?), soirée disco sur un bateau, au large de l’Ile de Wight.

Pleinement consciente de mon retard à l’allumage, je décide que tonight’s the night, et que je ne descendrai pas de ce foutu rafiot sans avoir échangé ma salive avec un spécimen mâle.

Il y a le choix, une horde d’italiens, d’espagnols, sans compter les glorieux représentants de notre belle nation. Le taux de testostérone fait tanguer la barque.

Les baffles hurlent le tube de cet été là : Hot Love de T.Rex. C’est de circonstance.

Très cruchon de ma personne, j’ignore tout des techniques de chasse à l’homme. Mais j’improvise.

Platement dépourvue de pare-chocs avant et arrière, faire ma chaudasse en décolleté est hors de propos.

Je sais que j’ai 3 atouts : mes cheveux, très longs, mes jambes, très longues, mes yeux bleus avec cils, très longs aussi. En gros, je ne suis pas la plus belle de la soirée… mais la plus longue, y’a des chances.

J’active donc l’option « grande biche effarouchée », qui marche très bien aussi, pour celles que la nature a gratifié d’un physique de Beauce.

Les cannes artistement croisées et largement découvertes par ma minijupe, je m’installe contre le bastingage et laisse le vent du large jouer dans mes cheveux dénoués, le regard perdu dans  le vague et les vagues.

Ca marche. Il y a des volontaires. Ils viennent tour à tour s’asseoir à mes côtés et essayent de faire causette en me hurlant dans les oreilles pour tenter de couvrir les beuglements de Marc Bolan. Le baiser, c’est pas gagné, mais niveau cérumen, plus de souci, atomisé, le cérumen.

J’ignore, je snobe, je m’emmerde.

Enfin ! Le petit frenchy que j’avais repéré en début de soirée se pointe. C’est lui que je veux.

Changement instantané d’attitude, je me tourne, le regarde dans le blanc de l’œil, et bats langoureusement des cils en souriant timidement.

Le type ouvre des quinquets larges comme des tasses à thé. Il n’en revient pas. Lui Tarzan, formidable et invincible, vient d’attraper en 30 secondes chrono la liane la plus longue de la jungle.

Il passe direct à l’attaque, me prend dans ses bras puissants, et m’introduit 1 kilogramme de langue frétillante dans la bouche. Dieu merci, j’ai toujours mes amygdales qui font barrage, sinon Tarzan tentait une descente de l’œsophage avec son appendice à papilles.

Yeurk ! A bout de souffle, au bord de l’apoplexie et assez furieuse, je le repousse vertement et me casse, le laissant désemparé et seul contre le bastingage.

Mission accomplie, me dis-je, mais franchement, je ne vois pas pourquoi tout le monde en fait un fromage, du baiser !

J’ai changé d’avis depuis…

 

Première conduite de scooter

30 secondes, le fossé, la jambe en sang. Jamais plus !

  
La suite une autre fois...

Publié dans Premières

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Commenter cet article
M
C'est la nostalgie de quand on était ensemble...
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C
Hébé, Macàmoi, tu fais de l'archéologie, maintenant ?
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M
il devait se lecher les sourcils à l'aise celui là !
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A
je vois qu'on fait partie du club des grosses langues pour une première ;o)
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P
<br /> Moi je dirais... Grosse langue, ptit kiki ! Mais c'est juste parce que je suis méchante !<br /> <br /> <br />
D
PS Salamandre : pourquoi "rabelaisienne", au fait ?
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